Actualités littéraires

Vie littéraire

logo-hunger-games-exhibition-gold
Le mois dernier, j’ai découvert la Californie grâce à un road-trip étonnant. Quelques heures avant de prendre mon vol retour depuis San Francisco, j’ai eu la chance de visiter la Hunger Games Exhibition, située sur Lyon Street dans le Marina District. Véritable chef d’oeuvre architectural de Bernard Maybeck, le Palace of Fine Arts abrite depuis quelques mois déjà, la première exposition consacrée à la trilogie imaginée par Suzanne Collins. Retour sur un séjour animé à Panem… 

palace of fine arts Continue Reading

Actualités littéraires

Vie littéraire
Un mois, une interview est un projet à l’initiative de ma copine Léa, que vous pouvez suivre sur son blog littéraire Lectureavie. Chaque mois, à tour de rôle, nous vous proposons d’interroger un écrivain à l’actualité littéraire intense, avant de découvrir ses réponses dans un article. Ce mois-ci, vous avez posé vos questions à Victor Dixen, auteur à succès de la saga Phobos.

Je tiens du fond du coeur à remercier Victor Dixen pour sa patience et sa disponibilité. Ceux qui me suivent depuis quelques mois déjà savent que j’accorde une place toute particulière à Victor sur mon blog, car il est depuis plus d’un an, mon écrivain préféré. J’espère que vous apprécierez autant que moi l’interview ci-dessous, car c’est toujours un plaisir de découvrir un auteur, ses inspirations et ses projets.

Victor Dixen photo
Continue Reading

Chroniques

Chronique image

duchesses rebelles imageDuchesses rebelles, tome 1: L’intrépide cousine du roi 
Anne-Marie Desplat-Duc 
04 Mai 2016
Flammarion Jeunesse
Historique
276 pages

Résumé: 
Quelques années après le tumulte qui a régné en France sous le règne de Louis XIV, quelques Duchesses se retrouvent en catimini dans une demeure isolée. Si chacune d’entre elles a été discréditée puis éloignée du prestige de la Cour, c’est que ces demoiselles se sont jointe à la Fronde, révolte dirigée contre le premier ministre Mazarin. A l’issue de l’Assemblée, ces femmes déterminées décident d’écrire leurs mémoires pour chasser l’oubli et le déni. Ce premier manuscrit est celui de la duchesse de Montpensier, qui couche sur le papier à la fois ses espoirs et ses émois…

<< Un vent de Fronde
S’est levé ce matin
Je crois qu’il gronde
Contre le Mazarin >>

Continue Reading

Top Ten Tuesday

Top ten tuesday image

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour cette nouvelle version du Top Ten Tuesday puisque mon dernier article de ce rendez-vous remonte au mois de juin dernier déjà. J’ai beaucoup apprécié l’écriture de cet article, et j’espère du fond du coeur que ce billet vous permettra d’en apprendre un peu plus sur moi!

Cette semaine le thème est: Les 10 meilleures anecdotes en lien avec 10 romans  Continue Reading

Chroniques

Chronique image

le choix d'une vieLe choix d’une vie 
Lola T. 
16 mars 2016
Anyway Editions
Romance, Chick-Lit, Fantastique

Résumé: 
Depuis qu’elle a posé les yeux sur le bel homme qu’est Nathaniel, Ambre n’est plus la même. Son coeur tambourine à chaque seconde et la présence de son compagnon l’obsède. Pourtant, plutôt que de se réjouir pour son bonheur retrouvé, les connaissances de la demoiselle émettent de ferventes réserves allant même jusqu’à devenir de plus en plus farouches. Mais quels secrets s’empêchent-ils de lui révéler sur son prétendant?

<< – Ambre, souffla-t-il, un sourire aux lèvres. J’aimerais t’inviter pour la Saint Valentin.
– Comme c’est romantique.
– C’est surtout intéressé.  >>

Continue Reading

Chroniques

Chronique image

les théories d'arizona white imageLes théories d’Arizona White – Episode 1: Le voyageur temporel
Sébastien Técher
2015
139 pages

Résumé: 
Au terme d’une conférence controversée, la théoricienne Arizona White est conviée sur un Yatch par un millionnaire prénommé Richard Ellison. Mais l’hôte ne l’invite pas pour un séjour de plaisance mais bien pour lui proposer de mener une enquête extrêmement dangereuse. L’exposition virtuelle du Bralone Pioneer Museum de 2010 a en effet dévoilé une série de photographies intitulée << La vie ici autrefois >> qui a suscité la curiosité de milliers de savants dans le monde entier. Car sur l’un des clichés datant de la réouverture du pont de South Forks en 1941 apparaît un mystérieux individu, trop moderne pour l’époque. La mission d’Arizona? Retrouver l’inconnu et dévoiler son identité.

<< – Pourquoi j’accepterais?
L’homme s’immobilisa et se retourna.
– Je vous donne l ‘occasion de vérifier une de vos théories Mademoiselle White . Je suis certain que vous prendrez la bonne décision. >> 

Continue Reading

Chroniques

Chronique image

dentelle et ruban d'argent imageDentelle et ruban d’argent, tome 1: Jeux du sort 
America Grace 
12 Juillet 2016
Plume Blanche
Conte, romance
168 pages

Résumé:
Dans le hameau caché de For Willbrook, l’hiver gèle à jamais. Pour découvrir ce village boisé, les voyageurs doivent être valeureux et méritants. Pourtant, cette protection magique ne peut éternellement empêcher le mal de pénétrer dans la cité.
Le jeune William, sensible aux charmes de sa chère soeur, découvre avec empressement les premières fougues amoureuses en la présence de la nouvelle arrivée, Wendy. Mais malheureusement pour lui, la maladie atteint peu à peu le corps de la nouvelle et le coeur de William est menacé. Saura-t’il le préserver?

<< Est-il possible d’empêcher quelqu’un de mourir quand son cœur ne fait plus qu’un avec le nôtre ? >>
Continue Reading

Chroniques

Chronique image

nil imageNil
Lynne Matson
18 Février 2016
PKJ
Aventure
464 pages

Résumé: 
Alors que Charley se réveille péniblement sur la plage, elle découvre un archipel incroyablement hostile et envoutant. Elle est cependant rapidement retrouvée par Thad, leader du seul campement de l’atoll. Mais si celui-ci la guide dans les méandres de l’île, il semble lui cacher une vérité des plus effrayantes. Pour s’échapper, chaque naufragé dispose de trois cent soixante six jours pour débusquer une porte, unique moyen d’accès à l’îlot isolé. Mais si Nil est méconnue, elle n’en est pas moins dangereuse. Car Nil joue. Chaque jour, un unique portail apparaît et le compte à rebours à déjà commencé…

<< Une fois qu’on sait, on commence à compter les jours, et on ne s’arrête plus jamais. >> 

Continue Reading

Chroniques

Chronique image

Rendez vous avec ma star imageRendez vous avec ma star
Alexandra Lanoix
02 Mai 2016
Romance

Résumé:
Trentenaire et vétérinaire, Nina est une véritable terre à terre. Sauf lorsqu’il s’agit du ténébreux Tom Bradley, l’acteur bankable du moment. Pour oublier chaque soir le quotidien, Nina se laisse choir sur son canapé devant le petit-écran, malgré les fervantes protestations de son compagnon de toujours, le quelconque  Jeremy. Il n’y a qu’avec sa meilleure amie Beth que la jeune femme peut s’enflammer des heures durant sur la tête d’affiche brittanique. Mais pour Nina, impossible d’aller à la rencontre de son idôle,  par crainte des désillusions. Alors que les tabloïds annoncent en masse la récente rupture de l’artiste, celui-ci doit enregistrer certaines scènes de son nouveau métrage dans le quartier de Nina. Et avec une envie matinale de café, leurs routes pourraient probablement se croiser…

<< L’amour c’est perdre le controle et le laisser à l’autre. C’est s’ouvrir et être vulnérable. Et quand on aime quelqu’un de cette façon là, qu’on s’abandonne sans retenue, c’est là qu’on montre notre confiance à l’autre. >>  Continue Reading

Chroniques

Chronique image

La nuit nous grandissonsLa nuit nous grandissons 
Ben Brooks
2016
Anne Carrière
La Belle Colère
Roman d’initiation

Résumé:
Jasper James Wolf est âgé de dix-sept ans et a une peur incommensurable de grandir. Alors que sa maman établit planning sur planning pour le promettre à un grand avenir, le jeune homme refuse la vie rangée qu’on lui prédit. Entre fêtes déjantées, pulsions sexuelles, quantités d’alcool et de drogue pantagruéliques, la frénésie de vie de Jasper semble ne pas avoir de limites. Mais derrière les aigreurs et les écarts, se cache surtout la fragilité et le mal-être d’un garçon égaré, qui dissimule sa détresse derrière des excès d’adulte. Pourtant, malgré les moments d’errance, l’adonis prend la plume pour échapper à ce quotidien futile.

« – Je serais écrivain, je vais gagner des prix et m’acheter une baraque sur la Costa del Sol. Je dormirais toute la journée et je baiserais toute la nuit. »
Jonah se marre.
– Je pourrai venir te voir ?
– Oui, je réponds. Évidemment. »
Continue Reading

Chroniques

Chronique image

dans chacun de mes mots imageDans chacun de mes mots
Tamara Ireland Stones
Hugo Roman
New Way
Avril 2016
311 pages

Résumé: 
Samantha est atteinte d’angoisses chroniques, de névrose et de tics obsessionnels. Un calvaire contre lequel la jeune fille doit lutter au quotidien, tout en tentant de dissimuler ses maux à ses amies renommées les Huit Tarées. Car au lycée, Sam n’apprécie plus la compagnie de sa bande de copines, dont les membres sont certes populaires mais reconnus pour leur mesquinerie. Quelques jours après la rentrée scolaire, une rencontre inespérée semble pourtant bouleverser le quotidien de la lycéenne. Caroline ne devient pas seulement une confidente, mais également le gardien d’un lieu méconnu de l’établissement. Car derrière le portail du théâtre, se cache un lieu des plus improbables. Chaque jeudi, de jeunes artistes amateurs se retrouvent en secret pour partager leurs créations. Le Coin des Poètes ne tarde pas à devenir plus qu’un refuge, une véritable raison de vivre pour l’adolescente malmenée. Pourtant, certains mystères continuent de tourmenter la jeune fille…

<< Tout ces gens. Tous à découvert de la plus terrible des facons. Je ne sais pas du tout comment je parviendrai à faire quelque chose de semblable. >> Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image
Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 04 Juillet 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 20 Juin 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image
Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 30 mai 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

Chroniques

Chronique image

La 5ème Vague, La dernière étoileLa 5ème Vague, tome 3: La dernière étoile
Rick Yancey
26 Mai 2016
Collection R
Robert Laffont
Anticipation, Apocalyptique
418 pages

Résumé: 
Après quatre vagues d’attaques successives – Extinction des feux, Déferlante, Pandémie et Silence – la 5ème Vague démarre enfin. En quelques mois, l’attaque extraterrestre a semé le chaos et détruit la civilisation. 7,5 milliards d’humains ont péri, abandonnant les rares survivants aux affres de la désolation. Après avoir été acculés par l’ennemi, les membres de l’escouade 53, Cassie et Evan élaborent un plan pour mettre un terme à l’invasion. Mais après tant de désillusions et de démissions, les rescapés n’ont plus de certitudes. << Nous avons plié, mais nous n’avons pas rompu. >> Si le stratagème antagoniste leur a enlevé toute confiance en autrui, ils ont avant tout cessé de croire en eux-mêmes. Comment vaincre l’ennemi alors que celui-ci menace avant tout votre humanité?

<< Combien d’êtres sont contenus en moi? Comptez les étoiles. Continuez, et comptez les grains de sable. C’est moi. Je suis l’humanité. >> 
Continue Reading

Top Ten Tuesday

Top ten tuesday image
Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog de Frogzine.

Vous n’imaginez pas à quel point je suis contente de vous retrouver aujourd’hui après plus de trois semaines d’absence à cause de mes révisions. D’autant plus que le Top Ten Tuesday du jour aborde une thématique qui me plait beaucoup, à savoir les critères qui rendent un blog attrayant. Je crois que chacun porte une attention particulière à certains critères qui lui tiennent à coeur, et je pense réellement que les articles d’aujourd’hui sauront aider les blogueurs novices mais également servir de rafraichissement pour les plus anciens.

Cette semaine le thème est: Les 10 critères qui rendent un blog attrayant

Continue Reading

Top Ten Tuesday

Top ten tuesday image

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce nouveau billet pour vous présenter les 10 livres qui ont bercé mon enfance. Je ne peux vous cacher que j’ai pris énormément de plaisir à rédiger cet article et à me replonger dans mes lectures de jeunesse. Sans plus tarder, je vous laisse découvrir ce petit throwback.

Cette semaine le thème est: Les 10 livres de mon enfance  Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 25 Avril 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

Chroniques

Chronique image

phoneplayPhonePlay 
Morgane Bicail
2016
Michel Lafon
Romance
349 pages

Résumé:
Alyssa trouve son quotidien fade et monotone depuis son entrée au lycée et le départ de son meilleur ami à l’étranger. Pourtant, un soir, elle reçoit un étrange message anonyme: << Devine qui je suis et je serai à toi >>. Cet expéditeur inconnu l’entraîne peu à peu dans un jeu de séduction malsain. Flattée et intriguée, Alyssa s’investit de plus en plus dans son enquête pour tenter de déterminer l’identité de son correspondant, quitte à oublier la méfiance, car les sentiments apparaissent…

<< LUI: […] . Mais , Alyssa, réfléchis une seconde. Qui de nous deux est la personne la moins nette d’esprit ? Toi ou moi ? La personne qui propose le jeu ou celle qui accepte d’y jouer? >>
Continue Reading

Actualités littéraires, Interviews

Vie littéraire

Je suis ravie de vous écrire en ce dimanche matin pour vous proposer le premier rendez-vous Un mois, une Interview sur mon blog. En effet, chaque mois, vous retrouverez une interview d’écrivain à qui vous avez posé vos questions, soit sur le blog de ma copine Lectureavie, soit sur mon blog, à tour de rôle. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le dernier billet de Léa, qui a interrogé Clémentine Beauvais!

Pour cette première édition, j’ai eu la chance d’interroger l’adorable Cindy Van Wilder, auteur de la saga Les Outrepasseurs ainsi que de Memorex tous deux publiés chez Gulf Stream Editeur.  Un grand merci à elle pour sa gentillesse et sa disponibilité. Je remercie également tout ceux qui ont pris le temps de nous soumettre des questions, qui étaient toutes très intéressantes et instructives.

outrepasseurs Continue Reading

Chroniques

Chronique image

aqua tm imageAqua TM
Jean-Marc Ligny
2006
Gallimard
Folio SF
Science-fiction, roman d’anticipation
Eau, exploitation des ressources
952 pages

Résumé:
En 2030, la compétition féroce pour l’exploitation des ressources ne cesse d’alimenter les conflits. L’eau, est devenue l’enjeu principal de la préservation de l’espèce humaine. L’Europe est frappée par des attentats qui précipitent les Pays-Bas dans le chaos, tandis que de riches P.-D.G. de consortiums américains tentent de s’approprier les quelques nappes phréatiques encore non exploitées. Au coeur du Sahara, les tribus tentent de répartir le liquide équitablement tandis que les gouvernements appauvris ploient sous la pression des habitants déshydratés.  Alors que les continents risquent d’être engloutis avec la montée croissante du niveau des eaux, les hommes luttent pour obtenir la source de leur survie.

<< Les maladies tropicales n’ont guère intéressé l’Occident jusqu’à présent. Ce n’est que maintenant, alors qu’elles envahissent des régions autrefois tempérées et affectent des Blancs en grand nombre, que l’on commence à se pencher sérieusement dessus. Savez-vous que si l’on y avait injecté un peu de finance, on aurait pu mettre au point un vaccin contre le paludisme il y a trente ans?
– Il n’existe pas déjà?
– Et non, mon cher. On nous le promet pour dans deux ans. Quand la clientèle occidentale sera suffisante pour qu’il soit rentable… >> 
Continue Reading

Top Ten Tuesday

10 livres trop médiatisés

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blogue de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce nouveau billet pour vous présenter les 10 livres trop médiatisés selon moi. Pour ce nouveau thème, j’ai eu besoin de parcourir quelques blogs et plateformes littéraires. Mais je reconnais que dans l’ensemble, les titres cités se sont imposés à moi.

J’adore parcourir la blogosphère littéraire, mais je dois reconnaître que ce sont régulièrement les mêmes titres qui reviennent. Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de ne plus oser lire un livre tellement les avis étaient unanimes, ou encore d’être vraiment déçue parce que mes attentes n’étaient pas comblées. D’autres fois encore, il m’est arrivé de ne pas adhérer à l’univers ou au genre en lui-même. Il devient alors très difficile d’émettre une critique négative,  car celle-ci a peu de poids face à l’engouement général. Certains sont pourtant des romans incroyables qui méritent le succès, mais à force d’être plébiscités sur toutes les plateformes, je trouve que malheureusement, ceux-ci perdent de leur attrait.

Cette semaine le thème est: Les 10 livres trop médiatisés  Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 18 Avril 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

Chroniques, Coups de coeur

Chronique image

le sang des dieux et des rois imageLe sang des dieux et des rois, tome 1: L’héritage des rois 
Eleanor Herman
21 avril 2016
Robert Laffont
Collection R
Historique, Fantastique

Résumé:
Catapultés au coeur de Pella, Katerina et Jacob découvrent les complots et les manigances, dessous de la cour Macédonienne. Alors que Jacob s’expose aux affres de la guerre, Katerina trouve réconfort auprès d’Alexandre, héritier du trône. Mais l’apprenti guerrier, souffrant d’une infirmité disgracieuse à la jambe, n’a qu’un unique objectif: faire ses preuves et devenir… un Grand.

<< Rien ici-bas ne s’accomplit sans courage. C’est la plus haute vertu humaine avec l’honneur. Aristote  >>
Continue Reading

Tag

Tag image

Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel article tag. Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, le titre doit vous être familier puisque j’avais déjà fait un article similaire cet automne. Vous le retrouverez en cliquant par ici.
Depuis le mois de Novembre j’ai été nominée pas moins de quatre fois par mes copines. Je vous retrouve donc pour une version re-visitée, où je vais me contenter de répondre aux questions posées tour à tour par Lectureavie, La fée des livres, Reading LWME et Camillecture que je tiens du fond du coeur à remercier .
De façon à rendre l’article le moins long possible, je me contenterais de répondre sans trop développer.  Continue Reading

Chroniques

Chronique image

je peux très bien me passer de toi imageJe peux très bien me passer de toi 
Marie Vareille 
2015
Charleston
Chick-lit

Résumé:
Au coeur de la capitale française, deux amies se mettent au défi pour sortir de leur zone de confort. Si leur amitié repose sur leur amour commun pour la littérature, les deux jeunes femmes sont opposées. Chloé, véritable séductrice, est une parisienne branchée qui enchaîne les déboires amoureux. Constance, et quant à elle une romantique incorrigible qui vit dans l’abstinence. Chloé a trois mois pour quitter son job hyper-stressant et partir vivre à la campagne pour écrire un roman, loin de toute présence masculine. Constance, doit avoir une relation sexuelle avec un parfait inconnu avant de tenter sa chance avec l’homme qui l’obsède depuis des mois.  Alors, seront telles capables de relever le défi?

<< – Chloé Lacombe, cap ou pas cap? 
Une étincelle s’est allumée dans ses yeux, l’étincelle d’excitation du randonneur qui a décidé sur un coup de tête de monter l’Everest en tongs et qui ne reviendra plus en arrière. Elle a levé sa tasse et l’a fait rebondir sur la mienne. 
– Cap. >>
Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 11 Avril 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

Continue Reading

Non classé

Kaecilia image
Est-ce que certains d’entre vous se souviennent de cela? C’était il y a exactement trois cent soixante cinq jours, et cette époque ne m’a jamais paru aussi lointaine. Cette année a été extraordinaire, et je sais au plus profond de mon coeur que ce n’est que le départ d’une incroyable aventure. J’ai la gorge nouée en écrivant, les yeux humides et les mains tremblantes, mais vous ne pouvez pas douter de la franchise de mon sourire. Alors merci, merci, merci, merci, merci, mille fois mercis. ♥

Le seuil de cette expédition a indéniablement été le salon du livre de Paris, le 22 Mars l’année dernière. Et en particulier les instants passés avec Audrey et Marianne qui ont su m’exprimer avec sincérité ce qu’un blog pouvait apporter. Je me remémore la position inconfortable que j’occupais dans le train du retour pour rédiger mon premier article, l’appréhension que j’ai ressentie en le postant, le sourire timide que j’affichais lorsque mon entourage me félicitait. Comment ai-je pu craindre une seule seconde que cela n’allait pas être magique? Chacune des rencontres auxquelles j’ai pu participer cette année, que cela soit le Salon du Livre de Colmar, le Salon du Livre et de La Presse Jeunesse ou encore le Salon Du Livre de Paris 2K16 – dont je me remet à peine – ont été des instants magiques, inoubliables, inscrits au plus profond de ma chair.

Ecrire est une aventure solitaire, mais pas que. Je pensais que j’allais être confrontée à moi même devant mon traitement de texte, mais j’ignorais à quel point je me trompais. Avoir un blog consacré aux mots, aux livres et à l’écriture, c’est avant tout devenir membre de la blogosphère littéraire. J’ignorais tout de cette communauté que j’ai depuis eue la chance de découvrir, mais plus que tout, d’intégrer. Il ne se passe pas quelques jours sans que je reçoive un mot d’un blogueur qui souhaite prendre de mes nouvelles, pas une semaine sans que j’ai une discussion passionnante avec un écrivain ou un représentant d’une maison d’édition, pas une semaine sans que je reçoive un email d’un de mes lecteurs qui veut un conseil. Et c’est cela qui est incroyable pour moi. La blogosphère littéraire est une communauté vivante, incroyablement motivée et enthousiaste. Je ne me lasserais jamais de ces discussions qui ont pour moi l’effet d’une drogue. Si j’écris régulièrement sur mon blog c’est indéniablement pour cela, partager avec d’autres lecteurs passionnés. Alors merci pour toutes ces discussions et celles à venir, elles sont des étincelles dans mes journées tristes.

Je crois que je vais arrêter d’écrire cet article, car je ne souhaite pas aborder les épreuves que j’ai pu traverser cette année ou les précédentes. Nous avons tous des épreuves, plus ou moins difficiles à affronter, et c’est à chacun de trouver sa bouée de sauvetage. Cela a été ma bouée de sauvetage. Ce carnet en ligne est pour moi un échappatoire, une source d’inspiration et incontestablement l’une de mes raisons de vivre. J’espère du fond du coeur que ce périple sera encore long, aussi sinueux soit-il. Chaque virage me fait découvrir de nouvelles pépites de la littérature, d’autres acteurs captivés. Alors si vous aussi vous avez envie de vous lancer corps et âme dans un projet qui peut paraître fou ou irréalisable, n’hésitez pas. Peut-être que vous échouerez, mais peut-être que trois cent soixante cinq jours plus tard, vous serez encore là. Je vous aime. ♥

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 21 Mars 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?Je profite de ce billet pour faire une mention toute spéciale à Seth qui est sans aucun doute l’une des personnes les plus importantes de ma vie, qui fête ses dix-huit ans aujourd’hui. ♥

Continue Reading

Actualités littéraires

Odak
 
Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination
Une conférence de Neil Gaiman 
Traduit de l’anglais par Patrick Marcel
Merci aux éditions Au Diable Vauvert 

 « Il est important que les gens précisent dans quel camp ils se rangent et pourquoi, et s’ils pourraient être de parti pris. Une déclaration d’intérêts de la part des membres, en quelque sorte. Donc, je vais vous parler de lecture. Je vais vous dire que les bibliothèques sont importantes. Je vais suggérer que lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des plus importantes activités à laquelle on puisse s’adonner. Je vais lancer un appel passionné pour que les gens comprennent ce que sont les bibliothèques et les bibliothécaires, et qu’il faut les préserver. Je suis de parti pris, de façon évidente et gigantesque : je suis auteur, souvent auteur de fiction. J’écris pour les enfants et les adultes. Depuis une trentaine d’années, je gagne ma vie par mes mots, en majorité en inventant des choses et en les écrivant. Il est évidemment de mon intérêt que les gens lisent, qu’ils lisent de la fiction, que bibliothèques et bibliothécaires continuent à exister et aident à favoriser l’amour de la lecture et des lieux où la lecture peut se pratiquer. Donc, en tant qu’auteur, je suis partial. Mais je suis beaucoup plus partial en tant que lecteur. Et plus encore en tant que citoyen britannique.

 Je suis venu ici ce soir donner une conférence sous les auspices de la Reading Agency : une organisation humanitaire qui a pour mission d’offrir à chacun les mêmes chances dans la vie en aidant les gens à devenir des lecteurs assurés et enthousiastes. Une organisation qui soutient des

programmes d’alphabétisation, des bibliothèques et des individus, et qui encourage ouvertement et effrontément l’action de lire. Parce que, nous dit-elle, tout change, quand on lit. Et c’est de ces changements, de cette action de lire que je suis venu vous parler ce soir. Je voudrais parler de ce que la lecture accomplit. Dire à quoi elle sert.

J’ai assisté un jour à New York à une conférence sur la construction de prisons privées – une énorme industrie en développement, en Amérique. Cette industrie des prisons a besoin de planifier sa croissance future : de combien de cellules va-t-elle avoir besoin ? Combien de détenus y aura-t-il dans quinze ans ? Et ils ont découvert qu’on pouvait le prédire très facilement, en utilisant un algorithme assez simple, basé sur la recherche du pourcentage d’enfants de dix et onze ans qui ne savaient pas lire. Et qui, à coup sûr, ne lisaient pas pour le plaisir. Ce n’est pas un rapport absolu : on ne peut pas affirmer qu’une société instruite n’a aucune criminalité. Mais il y a de très réelles corrélations. Et je crois que certaines de ces corrélations, les plus élémentaires, découlent d’un fait très simple. Les gens instruits lisent de la fiction.

La fiction a deux rôles. D’abord, c’est une drogue d’appel vers la lecture. Le besoin de savoir ce qui se passe ensuite, de vouloir tourner la page, le besoin de continuer, même si c’est dur, parce que quelqu’un a des problèmes et qu’il faut que vous sachiez comment tout cela va tourner…c’est une pulsion très forte. Et cela vous force à apprendre des mots nouveaux, à formuler des pensées nou-
velles, à persévérer. À découvrir que lire est en soi un plaisir. Une fois qu’on apprend ça, on est en bonne voie pour tout lire. Et lire, c’est la clé.
Le bruit a couru brièvement, il y a quelques années, que nous vivions dans un monde post-
alphabétisé, dans lequel la capacité à tirer un sens des mots écrits était en quelque sorte dépassée, mais cette époque est révolue ; les mots sont plus importants que jamais : nous naviguons dans le monde avec les mots et, au fur et à mesure que le monde bascule vers le Web, nous avons besoin
de le suivre, de communiquer et d’appréhender ce que nous lisons. Les gens qui ne peuvent pas se comprendre entre eux ne peuvent pas échanger d’idées, ne peuvent pas communiquer, et les logiciels de traduction ont leurs limites. La façon la plus simple de s’assurer que nous élevons des enfants instruits est de leur apprendre à lire et de leur montrer que la lecture est une activité agréable. Et cela signifie, à la base, trouver des livres qui leur plaisent, leur donner accès à ces livres et les laisser les lire.

Je ne crois pas qu’il existe de mauvais livre pour enfants. De temps en temps, la mode pousse des adultes à désigner une catégorie de livres pour enfants, un genre, peut-être, ou un auteur, et à déclarer que ce sont de mauvais livres, des livres qu’il faudrait empêcher les enfants de lire. J’ai vu ça se produire mainte et mainte fois ; on a déclaré qu’Enid Blyton était un mauvais auteur, R. L. Stine et des dizaines d’autres. On a reproché aux bandes dessinées de propager l’illettrisme.C’est du pipeau. C’est du snobisme et de la sottise. Il n’y a pas de mauvais auteurs pour enfants, des auteurs qui leurs plaisent, qu’ils veulent lire, qu’ils recherchent,parce que chaque enfant est différent. Les enfants savent trouver les histoires qu’ils ont besoin de trouver. Et c’est eux-mêmes qu’ils amènent aux histoires. Une idée éculée et désuète n’est pas pour eux éculée et désuète. C’est la première fois que l’enfant la rencontre. Ne découragez pas les enfants de lire parce que vous estimez qu’ils ne lisent pas ce qu’il faudrait. Une fiction qui vous déplaît sera la drogue d’appel vers d’autres livres, que vous préférerez peut-être. Et tout le monde n’a pas les mêmes goûts que vous.

 Un adulte bien intentionné peu facilement détruire l’amour de la lecture chez un enfant : empêchez-le de lire ce qui lui plaît, ou donnez-lui des livres valables mais ennuyeux qui vous plaisent à vous, les équivalents XXIe siècle de la littérature « édifiante » victorienne. Vous vous retrouverez avec une génération convaincue que lire n’est pas cool et, ce qui est pire, pas agréable.
Nous avons besoin que nos enfants posent un pied sur l’échelle de la lecture : tout ce qu’ils aimeront lire les fera progresser vers le haut, un échelon après l’autre, vers l’instruction. (Ne faites pas non plus comme l’auteur ici présent, lorsque sa fille de onze ans était fan de R. L. Stine, c’est-à-dire aller lui chercher un exemplaire du Carrie de Stephen King, en lui expliquant que, si elle avait aimé ceux-là, elle allait adorer celui-ci ! Pendant le reste de son adolescence, Holly n’a plus jamais lu que de paisibles histoires de colons dans les prairies, et elle me foudroie encore du regard

chaque fois qu’on mentionne le nom de Stephen King.)

Deuxième rôle de la fiction, elle développe l’empathie. Quand vous regardez la télé ou un film, vous voyez des choses qui arrivent à d’autres gens. La fiction en prose est une construction que vous bâtissez à partir de vingt-six lettres et d’une poignée de signes de ponctuation ; vous et vous seul, en utilisant votre imagination, vous créez un monde, vous le peuplez et vous voyez par d’autres yeux.

Vous avez l’occasion d’éprouver des choses, de visiter des lieux et des mondes que vous ne connaîtriez jamais autrement. Vous apprenez que tous les gens autour de vous
sont des moi, eux aussi. Vous êtes quelqu’un d’autre et, lorsque vous regagnez votre propre monde, vous allez en être légèrement changé. L’empathie est un outil qui construit des groupes à partir de gens, afin de nous permettre de fonctionner comme plus que de simples individus préoccupés d’eux-mêmes.
En lisant, on découvre également quelque chose d’une importance vitale pour se faire un chemin dans le monde. Et c’est cela : RIEN N’OBLIGE LE MONDE À ÊTRE TEL QU’IL EST. LES
CHOSES PEUVENT ÊTRE DIFFÉRENTES. Je me trouvais en Chine, en 2007, lors de la première convention de Science-fiction et de Fantasy de l’histoire chinoise à être approuvée par le Parti. Et, à un moment, j’ai pris à part un officiel de haut rang, et je lui ai demandé : « Pourquoi ? » La SF faisait depuis longtemps l’objet d’une désapprobation. Qu’est-ce qui avait changé ? « C’est simple », m’a-t-il répondu. Les Chinois excellaient à créer des choses si d’autres leur en apportaient les plans. Mais ils n’innovaient pas, ils n’inventaient pas. Ils n’imaginaient pas. Aussi ont-ils envoyé une délégation aux USA, chez Apple, Microsoft, Google, et ils ont posé là-bas aux gens qui inventaient le futur des questions sur eux-mêmes. Et ils ont découvert que tous avaient lu de la science-fiction quand ils étaient enfants.
La fiction peut vous présenter un monde différent. Elle peut vous emmener où vous n’avez jamais été. Une fois que vous aurez visité d’autres mondes, comme les gens qui ont goûté aux fruits du pays des Fées, vous ne vous satisferez plus entièrement du monde dans lequel vous avez grandi.
Le mécontentement est une bonne chose : des gens mécontents peuvent modifier et améliorer leur monde, le laisser meilleur, le laisser différent.
Et tant que nous sommes sur ce sujet, j’aimerais dire quelques mots sur l’évasion. J’entends qu’on emploie ce terme comme s’il s’agissait d’une mauvaise chose. Comme si la fiction « d’évasion » était un opiacé bon marché auquel s’adonnent les gens troublés, les idiots et les dupes, et que la seule fiction qui vaille la peine, pour les adultes ou les enfants, soit la fiction mimétique, qui reflète le pire du monde dans lequel se trouve le lecteur. Si vous étiez prisonnier d’une situation impossible, en un lieu désagréable, avec des gens qui vous veulent du mal, et qu’on vous offre une évasion temporaire, pourquoi ne la saisiriez-vous pas ? Et voilà tout simplement ce qu’est la fiction d’évasion : une fiction qui ouvre une porte, montre qu’il fait soleil dehors, vous procure une destination où vous contrôlez les choses, où vous vous retrouvez avec des gens avec lesquels vous voulez être (et ne vous y trompez pas, les livres sont des lieux réels) ; et, chose plus importante, durant votre évasion, les livres peuvent aussi vous apporter des connaissances sur le monde et sur votre situation, vous fournir des armes, vous doter d’une armure : des choses bien réelles que vous pourrez rapporter dans votre prison. Des méthodes, du savoir et des outils que vous pourrez employer à vous évader pour de bon. Comme nous l’a rappelé J. R. R. Tolkien, les seules personnes qui dénoncent l’évasion sont les geôliers.
Une autre façon de détruire l’amour d’un enfant pour la lecture, bien entendu, est de vous assurer qu’aucun livre ne traîne autour de lui. Et de ne lui proposer aucun endroit où en lire. J’ai eu de la chance. J’ai disposé, en grandissant, d’une excellente bibliothèque locale. J’avais le genre de parents que je pouvais persuader de me déposer à la bibliothèque quand ils partaient au travail, pendant les vacances d’été, et le genre de bibliothécaires qui n’avaient aucune objection à ce qu’un petit garçon non accompagné revienne chaque matin dans la section enfants exploiter systématiquement le catalogue sur fiches, en quête de livres qui contenaient des fantômes, de la magie ou des fusées, en
quête de vampires, de détectives, de sorcières ou de merveilles. Et quand j’ai eu fini de lire la section enfants, j’ai attaqué les livres pour adultes. C’étaient de bons bibliothécaires. Ils aimaient les livres et aimaient qu’on en lise. Ils m’ont appris à commander des livres à d’autres bibliothèques par prêt entre bibliothèques. Ils n’avaient aucun snobisme, quoi que je puisse lire. Ils semblaient simplement contents de voir un petit garçon aux yeux écarquillés qui adorait lire, et ils me parlaient des livres
que je lisais, me trouvaient d’autres livres d’une même série, m’aidaient. Ils me traitaient comme n’importe quel lecteur – ni plus ni moins –, ce qui signifie qu’ils me traitaient avec respect. Je n’avais pas l’habitude d’être traité avec respect, quand j’avais huit ans. Mais les bibliothèques sont une affaire de liberté. Liberté de lire, liberté d’idées, liberté de communication. C’est une affaire d’éducation (ce qui n’est pas un processus qui prend fin le jour où nous quittons l’école ou l’université), de distraction, de création d’espaces protégés et d’accès à l’information.
Je m’inquiète de voir qu’ici, au XXIe siècle, les gens ne comprennent pas la nature d’une bibliothèque, et son rôle. Si vous ne voyez en une bibliothèque que des étagères de livres, elle peut vous paraître vieillie ou dépassée dans un monde où la plupart des livres, mais pas tous, existent sous forme numérique. Mais ce serait passer fondamentalement à côté de son rôle. Je pense qu’il est lié à la nature de l’information. L’information a une valeur, et l’information correcte a une énorme valeur. Tout au long de l’histoire humaine, nous avons vécu sous le règne de la pénurie d’information ; il était toujours important de posséder l’information nécessaire et elle avait toujours de la valeur : à quel moment planter les semences, où trouver les choses, les cartes, les chroniques et les contes – tout cela valait bien un repas et de la compagnie. L’information était une commodité précieuse, et ceux qui la possédaient ou savaient comment l’obtenir pouvaient faire payer ce service.
Au cours de ces dernières années, nous sommes passés d’une économie pauvre en information à une autre, mue par une pléthore d’information. Selon Éric Schmidt, de Google, la race humaine crée désormais autant d’information tous les deux jours que nous l’avions fait entre l’aube de la civilisation et 2003. Ça représente à peu près cinq exaoctets de données par jour, pour ceux d’entre vous qui tiennent les comptes. Le défi ne revient plus à découvrir cette plante rare qui pousse dans un désert, mais à localiser une plante précise, qui croît dans une jungle. Nous allons avoir besoin
d’aide pour surfer sur ces informations et trouver ce dont nous avons véritablement besoin.
Les bibliothèques sont des endroits où vont les gens pour trouver des informations. Les livres ne sont que le sommet de l’iceberg de données : ils sont là, et les bibliothèques peuvent vous en procurer, de façon gratuite et légale. Il y a plus d’enfants que jamais qui empruntent des livres dans les bibliothèques – toutes sortes de livres : papier, numérique et audio. Mais les bibliothèques sont aussi, par exemple, des lieux où les gens qui ne disposeraient pas d’un ordinateur, qui n’auraient pas de liaison internet, peuvent aller en ligne sans rien débourser : une énorme importance, alors que les moyens de trouver des emplois, de se porter candidat à des emplois ou à des aides, migrent en ligne de façon de plus en plus exclusive. Les bibliothécaires peuvent aider ces gens à surfer dans ce monde-là.
Je ne crois pas que tous les livres vont ou doivent migrer sur écran ; comme me la fait un jour remarquer Douglas Adams, plus de vingt ans avant l’apparition du Kindle, le livre physique est comparable au requin. Les requins sont anciens : il y avait des requins dans l’océan avant les dino-
saures. Et la raison pour laquelle les requins existent encore, c’est qu’ils sont de meilleurs requins que n’importe quoi d’autre. Les livres physiques sont solides, difficiles à détruire, ils résistent aux bains, fonctionnent à la lumière solaire et sont agréables en main : ils excellent à être des livres, et ils existeront toujours. Leur place est dans les bibliothèques, en même temps que celles-ci sont déjà devenues des lieux où on peut accéder aux e-books, aux livres audio, aux DVD et aux contenus en ligne. Une bibliothèque est un entrepôt d’informations, et un lieu qui fournit à tous les citoyens une égalité d’accès à ces informations. Y compris aux informations sur la santé. Et aux informations sur la santé mentale. C’est un espace communautaire. C’est un abri, un refuge face au monde. C’est un lieu où on trouve des bibliothécaires. À quoi ressembleront les bibliothèques du futur, voilà ce que nous devrions dès à présent imaginer.
L’instruction est plus importante qu’elle ne l’a jamais été, en ce monde de textos et de mails, un monde d’information écrite. Nous avons besoin de savoir lire et écrire, nous avons besoin d’avoir des citoyens du globe capables de lire sans inconfort, d’appréhender ce qu’ils lisent, d’en com-
prendre les nuances et de se faire comprendre en retour. Les bibliothèques sont en réalité des portes sur l’avenir. Aussi est-il regrettable que, partout dans le monde, nous voyions des autorités locales saisir toutes les occasions de fermer les bibliothèques comme un moyen facile d’économiser de l’argent, sans s’apercevoir qu’ils volent l’avenir pour payer le présent. Ils closent des portes qui devraient rester ouvertes.
Selon une étude récente de l’Organisation de Coopération et de Développement économique, l’Angleterre est « le seul pays où le groupe d’âge le plus élevé a plus de facilités tant en lecture qu’en calcul que le groupe le plus jeune, une fois pris en compte d’autres facteurs tels que le sexe, les origines socio-économiques et le type d’emploi ». Ou, pour l’exprimer autrement, nos enfants et nos petits- enfants lisent et comptent moins bien que nous. Ils sont moins capables de naviguer dans le monde, de le comprendre pour résoudre des problèmes. On peut plus facilement leur mentir et les tromper, ils seront moins capables de changer le monde dans lequel ils se retrouvent, moins employables. Tout cela à la fois. En tant que pays, l’Angleterre passera derrière d’autres nations développées, faute d’une force de travail spécialisée. Les politiciens pourront blâmer le parti d’en face pour ces résultats, la vérité, c’est que nous devons apprendre à nos enfants à lire et à aimer
lire.Nous avons besoin de bibliothèques. Nous avons besoin de livres. Nous avons besoin de citoyens instruits.
Je me fiche – je ne crois pas que ce soit important – que ces livres soient sur papier ou numériques, qu’on lise sur un rouleau ou qu’on fasse défiler un écran. C’est le contenu qui compte. Un livre est aussi son contenu, et ça, c’est important. Les livres sont notre façon de communiquer avec les morts. Notre façon d’apprendre des leçons de ceux qui ne sont plus avec nous, la façon dont l’humanité elle-même s’est édifiée, a progressé, a rendu le savoir graduellement plus important, plutôt que d’en faire quelque chose qu’on doive sans cesse réapprendre. Il existe des histoires plus anciennes que la plupart des pays, des histoires qui ont depuis longtemps survécu aux cultures et aux édifices où on les a racontées pour la première fois.
Je crois que nous avons des responsabilités envers l’avenir. Des responsabilités et des obligations envers les enfants, envers les adultes que ces enfants deviendront, envers le monde dont ils se retrouveront les habitants. Nous tous – en tant que lecteurs, qu’écrivains, que citoyens : nous
avons des obligations. Je me suis dit que j’allais essayer d’en énoncer quelques-unes ici.

Je crois que nous avons obligation de lire par plaisir, en tous lieux, publics et privés. Si nous lisons par plaisir, si d’autres nous voient lisant, alors nous apprenons, alors nous exerçons nos imaginations. Nous montrons aux autres que lire est une bonne chose.

Nous avons obligation de soutenir les bibliothèques. D’utiliser les bibliothèques, d’encourager les autres à les utiliser, de manifester contre leur fermeture. Si vous n’attachez pas de prix aux bibliothèques, alors vous n’en attachez ni à l’information, ni à la culture, ni à la sagesse. Vous réduisez au silence les voix du passé et vous nuisez à l’avenir.
Nous avons obligation de faire la lecture à haute voix à nos enfants. De leur lire des choses qui leur plairont. De leur lire des histoires dont nous sommes déjà lassés. De jouer les voix pour les rendre intéressantes, et de ne pas cesser de leur faire la lecture juste parce qu’ils ont appris à lire. Utilisez le moment de la lecture à voix haute comme un moment d’intimité, un moment où l’on ne regarde pas son téléphone, où l’on met de côté les distractions du monde.
Nous avons une obligation d’employer le langage. De nous astreindre : de découvrir ce que les mots signifient et comment les déployer, de communiquer de façon claire, pour dire ce que nous voulons dire. Nous ne devons pas chercher à figer le langage, ou à le faire passer pour une chose morte qu’on doit révérer ; nous devrions l’employer comme une créature vivante, fluctuante, qui emprunte des mots, qui permet aux sens et aux prononciations d’évoluer avec le temps.
Nous autres écrivains – et les écrivains pour enfants en particulier, mais tous les écrivains – nous avons une obligation envers nos lecteurs : l’obligation d’écrire des choses vraies, particulièrement importante lorsque nous créons des histoires de gens qui n’existent pas dans des lieux qui n’ont
jamais existé, de comprendre que la vérité n’est pas dans ce qui se passe, mais dans ce que cela nous raconte sur qui nous sommes. La fiction est ce mensonge qui dit la vérité, après tout. Nous avons l’obligation de ne pas ennuyer nos lecteurs, et de leur communiquer le besoin de tourner les
pages. Un des meilleurs remèdes pour un lecteur réticent, au fond, est de lui donner une histoire qu’il ne peut s’empêcher de lire. Et si nous devons raconter à nos lecteurs des choses vraies, leur fournir des armes et une armure et leur transmettre la sagesse que nous avons pu glaner de notre
bref séjour dans ce vert monde, nous avons l’obligation de ne pas prêcher, de ne pas donner de leçons, de ne pas faire avaler de force à nos lecteurs des morales et des messages prédigérés, comme les oiseaux adultes qui nourrissent leurs oisillons de vers pré-mastiqués, et nous avons l’obligation
de ne jamais, au grand jamais, en aucune circonstance, écrire pour les enfants quoi que ce soit que nous n’aurions pas envie de lire nous-mêmes.
Nous avons l’obligation de comprendre et de reconnaître qu’en tant qu’écrivains pour enfants nous accomplissons un travail important, parce que, si nous ne le remplissons pas correctement et que nous écrivons des livres ennuyeux qui détournent les enfants de la lecture et des livres, nous
amoindrissons notre avenir et diminuons le leur.
Nous tous – adultes et enfants, écrivains et lecteurs –, nous avons l’obligation de rêver. Une obligation d’imaginer. Il est facile de se conduire comme si personne ne pouvait rien changer, comme si nous étions dans un monde où la société est énorme et l’individu moins que rien ; un atome dans un mur, un grain de riz dans un champ. Mais la vérité, c’est que les individus changent sans cesse leur monde, les individus fabriquent l’avenir, et ils le font en imaginant que les choses peuvent être différentes. Regardez autour de vous. Je suis sérieux : arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous la salle où vous vous trouvez. Je vais vous signaler un détail tellement évident qu’on tend à l’oublier. Le voici : c’est que tout ce que vous pouvez voir, murs compris, a, à un moment donné, été imaginé. Quelqu’un a décidé qu’il était plus facile de s’asseoir sur une chaise que par terre et a imaginé la chaise. Quelqu’un a dû imaginer un moyen grâce auquel je vous parle, à Londres en ce moment, sans que personne ne se fasse tremper par la pluie. Cette salle et les objets qu’elle contient, et tout ce que ce bâtiment contient d’autre, cette ville, existent parce que, encore et encore et toujours, des gens ont imaginé des choses. Ils ont rêvassé, ils ont médité, ils ont fabriqué des choses qui ne fonctionnaient pas tout à fait, ils ont décrit des choses qui n’existaient pas encore à des gens qui ont ri d’eux. Et puis, avec le temps, ils ont réussi. Tous, mouvements politiques ou mouvements personnels, ont commencé avec des gens qui imaginaient une autre façon d’exister.
Nous avons une obligation de rendre belles les choses. De ne pas laisser le monde plus laid que nous l’avons trouvé, de ne pas vider les océans, de ne pas abandonner nos problèmes à la génération suivante. Nous avons une obligation de nettoyer ce que nous avons sali, de ne pas transmettre à nos enfants un monde que, faute de vision à long terme, nous avons gâché, dépouillé et mutilé.
Nous avons une obligation de dire à nos politiciens ce que nous voulons, de voter contre les politiciens, quel que soit leur parti, qui ne comprennent pas l’intérêt de la lecture pour créer des citoyens de qualité, qui ne veulent pas agir pour préserver et protéger le savoir et encourager l’ins-
truction. Ce n’est pas une affaire de politique politicienne. C’est une question de simple humanité.
On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées. » Il comprenait la valeur de la lecture, et de l’imagination. J’espère que nous pourrons donner à nos enfants un monde dans lequel on leur fera la lecture, où ils liront, imagineront et comprendront.
Merci de votre attention. »