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Est-ce que certains d’entre vous se souviennent de cela? C’était il y a exactement trois cent soixante cinq jours, et cette époque ne m’a jamais paru aussi lointaine. Cette année a été extraordinaire, et je sais au plus profond de mon coeur que ce n’est que le départ d’une incroyable aventure. J’ai la gorge nouée en écrivant, les yeux humides et les mains tremblantes, mais vous ne pouvez pas douter de la franchise de mon sourire. Alors merci, merci, merci, merci, merci, mille fois mercis. ♥

Le seuil de cette expédition a indéniablement été le salon du livre de Paris, le 22 Mars l’année dernière. Et en particulier les instants passés avec Audrey et Marianne qui ont su m’exprimer avec sincérité ce qu’un blog pouvait apporter. Je me remémore la position inconfortable que j’occupais dans le train du retour pour rédiger mon premier article, l’appréhension que j’ai ressentie en le postant, le sourire timide que j’affichais lorsque mon entourage me félicitait. Comment ai-je pu craindre une seule seconde que cela n’allait pas être magique? Chacune des rencontres auxquelles j’ai pu participer cette année, que cela soit le Salon du Livre de Colmar, le Salon du Livre et de La Presse Jeunesse ou encore le Salon Du Livre de Paris 2K16 – dont je me remet à peine – ont été des instants magiques, inoubliables, inscrits au plus profond de ma chair.

Ecrire est une aventure solitaire, mais pas que. Je pensais que j’allais être confrontée à moi même devant mon traitement de texte, mais j’ignorais à quel point je me trompais. Avoir un blog consacré aux mots, aux livres et à l’écriture, c’est avant tout devenir membre de la blogosphère littéraire. J’ignorais tout de cette communauté que j’ai depuis eue la chance de découvrir, mais plus que tout, d’intégrer. Il ne se passe pas quelques jours sans que je reçoive un mot d’un blogueur qui souhaite prendre de mes nouvelles, pas une semaine sans que j’ai une discussion passionnante avec un écrivain ou un représentant d’une maison d’édition, pas une semaine sans que je reçoive un email d’un de mes lecteurs qui veut un conseil. Et c’est cela qui est incroyable pour moi. La blogosphère littéraire est une communauté vivante, incroyablement motivée et enthousiaste. Je ne me lasserais jamais de ces discussions qui ont pour moi l’effet d’une drogue. Si j’écris régulièrement sur mon blog c’est indéniablement pour cela, partager avec d’autres lecteurs passionnés. Alors merci pour toutes ces discussions et celles à venir, elles sont des étincelles dans mes journées tristes.

Je crois que je vais arrêter d’écrire cet article, car je ne souhaite pas aborder les épreuves que j’ai pu traverser cette année ou les précédentes. Nous avons tous des épreuves, plus ou moins difficiles à affronter, et c’est à chacun de trouver sa bouée de sauvetage. Cela a été ma bouée de sauvetage. Ce carnet en ligne est pour moi un échappatoire, une source d’inspiration et incontestablement l’une de mes raisons de vivre. J’espère du fond du coeur que ce périple sera encore long, aussi sinueux soit-il. Chaque virage me fait découvrir de nouvelles pépites de la littérature, d’autres acteurs captivés. Alors si vous aussi vous avez envie de vous lancer corps et âme dans un projet qui peut paraître fou ou irréalisable, n’hésitez pas. Peut-être que vous échouerez, mais peut-être que trois cent soixante cinq jours plus tard, vous serez encore là. Je vous aime. ♥

C'est lundi que lisez-vous?

C'est lundi que lisez vous image

Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 21 Mars 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?Je profite de ce billet pour faire une mention toute spéciale à Seth qui est sans aucun doute l’une des personnes les plus importantes de ma vie, qui fête ses dix-huit ans aujourd’hui. ♥

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Actualités littéraires

Odak
 
Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination
Une conférence de Neil Gaiman 
Traduit de l’anglais par Patrick Marcel
Merci aux éditions Au Diable Vauvert 

 « Il est important que les gens précisent dans quel camp ils se rangent et pourquoi, et s’ils pourraient être de parti pris. Une déclaration d’intérêts de la part des membres, en quelque sorte. Donc, je vais vous parler de lecture. Je vais vous dire que les bibliothèques sont importantes. Je vais suggérer que lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des plus importantes activités à laquelle on puisse s’adonner. Je vais lancer un appel passionné pour que les gens comprennent ce que sont les bibliothèques et les bibliothécaires, et qu’il faut les préserver. Je suis de parti pris, de façon évidente et gigantesque : je suis auteur, souvent auteur de fiction. J’écris pour les enfants et les adultes. Depuis une trentaine d’années, je gagne ma vie par mes mots, en majorité en inventant des choses et en les écrivant. Il est évidemment de mon intérêt que les gens lisent, qu’ils lisent de la fiction, que bibliothèques et bibliothécaires continuent à exister et aident à favoriser l’amour de la lecture et des lieux où la lecture peut se pratiquer. Donc, en tant qu’auteur, je suis partial. Mais je suis beaucoup plus partial en tant que lecteur. Et plus encore en tant que citoyen britannique.

 Je suis venu ici ce soir donner une conférence sous les auspices de la Reading Agency : une organisation humanitaire qui a pour mission d’offrir à chacun les mêmes chances dans la vie en aidant les gens à devenir des lecteurs assurés et enthousiastes. Une organisation qui soutient des

programmes d’alphabétisation, des bibliothèques et des individus, et qui encourage ouvertement et effrontément l’action de lire. Parce que, nous dit-elle, tout change, quand on lit. Et c’est de ces changements, de cette action de lire que je suis venu vous parler ce soir. Je voudrais parler de ce que la lecture accomplit. Dire à quoi elle sert.

J’ai assisté un jour à New York à une conférence sur la construction de prisons privées – une énorme industrie en développement, en Amérique. Cette industrie des prisons a besoin de planifier sa croissance future : de combien de cellules va-t-elle avoir besoin ? Combien de détenus y aura-t-il dans quinze ans ? Et ils ont découvert qu’on pouvait le prédire très facilement, en utilisant un algorithme assez simple, basé sur la recherche du pourcentage d’enfants de dix et onze ans qui ne savaient pas lire. Et qui, à coup sûr, ne lisaient pas pour le plaisir. Ce n’est pas un rapport absolu : on ne peut pas affirmer qu’une société instruite n’a aucune criminalité. Mais il y a de très réelles corrélations. Et je crois que certaines de ces corrélations, les plus élémentaires, découlent d’un fait très simple. Les gens instruits lisent de la fiction.

La fiction a deux rôles. D’abord, c’est une drogue d’appel vers la lecture. Le besoin de savoir ce qui se passe ensuite, de vouloir tourner la page, le besoin de continuer, même si c’est dur, parce que quelqu’un a des problèmes et qu’il faut que vous sachiez comment tout cela va tourner…c’est une pulsion très forte. Et cela vous force à apprendre des mots nouveaux, à formuler des pensées nou-
velles, à persévérer. À découvrir que lire est en soi un plaisir. Une fois qu’on apprend ça, on est en bonne voie pour tout lire. Et lire, c’est la clé.
Le bruit a couru brièvement, il y a quelques années, que nous vivions dans un monde post-
alphabétisé, dans lequel la capacité à tirer un sens des mots écrits était en quelque sorte dépassée, mais cette époque est révolue ; les mots sont plus importants que jamais : nous naviguons dans le monde avec les mots et, au fur et à mesure que le monde bascule vers le Web, nous avons besoin
de le suivre, de communiquer et d’appréhender ce que nous lisons. Les gens qui ne peuvent pas se comprendre entre eux ne peuvent pas échanger d’idées, ne peuvent pas communiquer, et les logiciels de traduction ont leurs limites. La façon la plus simple de s’assurer que nous élevons des enfants instruits est de leur apprendre à lire et de leur montrer que la lecture est une activité agréable. Et cela signifie, à la base, trouver des livres qui leur plaisent, leur donner accès à ces livres et les laisser les lire.

Je ne crois pas qu’il existe de mauvais livre pour enfants. De temps en temps, la mode pousse des adultes à désigner une catégorie de livres pour enfants, un genre, peut-être, ou un auteur, et à déclarer que ce sont de mauvais livres, des livres qu’il faudrait empêcher les enfants de lire. J’ai vu ça se produire mainte et mainte fois ; on a déclaré qu’Enid Blyton était un mauvais auteur, R. L. Stine et des dizaines d’autres. On a reproché aux bandes dessinées de propager l’illettrisme.C’est du pipeau. C’est du snobisme et de la sottise. Il n’y a pas de mauvais auteurs pour enfants, des auteurs qui leurs plaisent, qu’ils veulent lire, qu’ils recherchent,parce que chaque enfant est différent. Les enfants savent trouver les histoires qu’ils ont besoin de trouver. Et c’est eux-mêmes qu’ils amènent aux histoires. Une idée éculée et désuète n’est pas pour eux éculée et désuète. C’est la première fois que l’enfant la rencontre. Ne découragez pas les enfants de lire parce que vous estimez qu’ils ne lisent pas ce qu’il faudrait. Une fiction qui vous déplaît sera la drogue d’appel vers d’autres livres, que vous préférerez peut-être. Et tout le monde n’a pas les mêmes goûts que vous.

 Un adulte bien intentionné peu facilement détruire l’amour de la lecture chez un enfant : empêchez-le de lire ce qui lui plaît, ou donnez-lui des livres valables mais ennuyeux qui vous plaisent à vous, les équivalents XXIe siècle de la littérature « édifiante » victorienne. Vous vous retrouverez avec une génération convaincue que lire n’est pas cool et, ce qui est pire, pas agréable.
Nous avons besoin que nos enfants posent un pied sur l’échelle de la lecture : tout ce qu’ils aimeront lire les fera progresser vers le haut, un échelon après l’autre, vers l’instruction. (Ne faites pas non plus comme l’auteur ici présent, lorsque sa fille de onze ans était fan de R. L. Stine, c’est-à-dire aller lui chercher un exemplaire du Carrie de Stephen King, en lui expliquant que, si elle avait aimé ceux-là, elle allait adorer celui-ci ! Pendant le reste de son adolescence, Holly n’a plus jamais lu que de paisibles histoires de colons dans les prairies, et elle me foudroie encore du regard

chaque fois qu’on mentionne le nom de Stephen King.)

Deuxième rôle de la fiction, elle développe l’empathie. Quand vous regardez la télé ou un film, vous voyez des choses qui arrivent à d’autres gens. La fiction en prose est une construction que vous bâtissez à partir de vingt-six lettres et d’une poignée de signes de ponctuation ; vous et vous seul, en utilisant votre imagination, vous créez un monde, vous le peuplez et vous voyez par d’autres yeux.

Vous avez l’occasion d’éprouver des choses, de visiter des lieux et des mondes que vous ne connaîtriez jamais autrement. Vous apprenez que tous les gens autour de vous
sont des moi, eux aussi. Vous êtes quelqu’un d’autre et, lorsque vous regagnez votre propre monde, vous allez en être légèrement changé. L’empathie est un outil qui construit des groupes à partir de gens, afin de nous permettre de fonctionner comme plus que de simples individus préoccupés d’eux-mêmes.
En lisant, on découvre également quelque chose d’une importance vitale pour se faire un chemin dans le monde. Et c’est cela : RIEN N’OBLIGE LE MONDE À ÊTRE TEL QU’IL EST. LES
CHOSES PEUVENT ÊTRE DIFFÉRENTES. Je me trouvais en Chine, en 2007, lors de la première convention de Science-fiction et de Fantasy de l’histoire chinoise à être approuvée par le Parti. Et, à un moment, j’ai pris à part un officiel de haut rang, et je lui ai demandé : « Pourquoi ? » La SF faisait depuis longtemps l’objet d’une désapprobation. Qu’est-ce qui avait changé ? « C’est simple », m’a-t-il répondu. Les Chinois excellaient à créer des choses si d’autres leur en apportaient les plans. Mais ils n’innovaient pas, ils n’inventaient pas. Ils n’imaginaient pas. Aussi ont-ils envoyé une délégation aux USA, chez Apple, Microsoft, Google, et ils ont posé là-bas aux gens qui inventaient le futur des questions sur eux-mêmes. Et ils ont découvert que tous avaient lu de la science-fiction quand ils étaient enfants.
La fiction peut vous présenter un monde différent. Elle peut vous emmener où vous n’avez jamais été. Une fois que vous aurez visité d’autres mondes, comme les gens qui ont goûté aux fruits du pays des Fées, vous ne vous satisferez plus entièrement du monde dans lequel vous avez grandi.
Le mécontentement est une bonne chose : des gens mécontents peuvent modifier et améliorer leur monde, le laisser meilleur, le laisser différent.
Et tant que nous sommes sur ce sujet, j’aimerais dire quelques mots sur l’évasion. J’entends qu’on emploie ce terme comme s’il s’agissait d’une mauvaise chose. Comme si la fiction « d’évasion » était un opiacé bon marché auquel s’adonnent les gens troublés, les idiots et les dupes, et que la seule fiction qui vaille la peine, pour les adultes ou les enfants, soit la fiction mimétique, qui reflète le pire du monde dans lequel se trouve le lecteur. Si vous étiez prisonnier d’une situation impossible, en un lieu désagréable, avec des gens qui vous veulent du mal, et qu’on vous offre une évasion temporaire, pourquoi ne la saisiriez-vous pas ? Et voilà tout simplement ce qu’est la fiction d’évasion : une fiction qui ouvre une porte, montre qu’il fait soleil dehors, vous procure une destination où vous contrôlez les choses, où vous vous retrouvez avec des gens avec lesquels vous voulez être (et ne vous y trompez pas, les livres sont des lieux réels) ; et, chose plus importante, durant votre évasion, les livres peuvent aussi vous apporter des connaissances sur le monde et sur votre situation, vous fournir des armes, vous doter d’une armure : des choses bien réelles que vous pourrez rapporter dans votre prison. Des méthodes, du savoir et des outils que vous pourrez employer à vous évader pour de bon. Comme nous l’a rappelé J. R. R. Tolkien, les seules personnes qui dénoncent l’évasion sont les geôliers.
Une autre façon de détruire l’amour d’un enfant pour la lecture, bien entendu, est de vous assurer qu’aucun livre ne traîne autour de lui. Et de ne lui proposer aucun endroit où en lire. J’ai eu de la chance. J’ai disposé, en grandissant, d’une excellente bibliothèque locale. J’avais le genre de parents que je pouvais persuader de me déposer à la bibliothèque quand ils partaient au travail, pendant les vacances d’été, et le genre de bibliothécaires qui n’avaient aucune objection à ce qu’un petit garçon non accompagné revienne chaque matin dans la section enfants exploiter systématiquement le catalogue sur fiches, en quête de livres qui contenaient des fantômes, de la magie ou des fusées, en
quête de vampires, de détectives, de sorcières ou de merveilles. Et quand j’ai eu fini de lire la section enfants, j’ai attaqué les livres pour adultes. C’étaient de bons bibliothécaires. Ils aimaient les livres et aimaient qu’on en lise. Ils m’ont appris à commander des livres à d’autres bibliothèques par prêt entre bibliothèques. Ils n’avaient aucun snobisme, quoi que je puisse lire. Ils semblaient simplement contents de voir un petit garçon aux yeux écarquillés qui adorait lire, et ils me parlaient des livres
que je lisais, me trouvaient d’autres livres d’une même série, m’aidaient. Ils me traitaient comme n’importe quel lecteur – ni plus ni moins –, ce qui signifie qu’ils me traitaient avec respect. Je n’avais pas l’habitude d’être traité avec respect, quand j’avais huit ans. Mais les bibliothèques sont une affaire de liberté. Liberté de lire, liberté d’idées, liberté de communication. C’est une affaire d’éducation (ce qui n’est pas un processus qui prend fin le jour où nous quittons l’école ou l’université), de distraction, de création d’espaces protégés et d’accès à l’information.
Je m’inquiète de voir qu’ici, au XXIe siècle, les gens ne comprennent pas la nature d’une bibliothèque, et son rôle. Si vous ne voyez en une bibliothèque que des étagères de livres, elle peut vous paraître vieillie ou dépassée dans un monde où la plupart des livres, mais pas tous, existent sous forme numérique. Mais ce serait passer fondamentalement à côté de son rôle. Je pense qu’il est lié à la nature de l’information. L’information a une valeur, et l’information correcte a une énorme valeur. Tout au long de l’histoire humaine, nous avons vécu sous le règne de la pénurie d’information ; il était toujours important de posséder l’information nécessaire et elle avait toujours de la valeur : à quel moment planter les semences, où trouver les choses, les cartes, les chroniques et les contes – tout cela valait bien un repas et de la compagnie. L’information était une commodité précieuse, et ceux qui la possédaient ou savaient comment l’obtenir pouvaient faire payer ce service.
Au cours de ces dernières années, nous sommes passés d’une économie pauvre en information à une autre, mue par une pléthore d’information. Selon Éric Schmidt, de Google, la race humaine crée désormais autant d’information tous les deux jours que nous l’avions fait entre l’aube de la civilisation et 2003. Ça représente à peu près cinq exaoctets de données par jour, pour ceux d’entre vous qui tiennent les comptes. Le défi ne revient plus à découvrir cette plante rare qui pousse dans un désert, mais à localiser une plante précise, qui croît dans une jungle. Nous allons avoir besoin
d’aide pour surfer sur ces informations et trouver ce dont nous avons véritablement besoin.
Les bibliothèques sont des endroits où vont les gens pour trouver des informations. Les livres ne sont que le sommet de l’iceberg de données : ils sont là, et les bibliothèques peuvent vous en procurer, de façon gratuite et légale. Il y a plus d’enfants que jamais qui empruntent des livres dans les bibliothèques – toutes sortes de livres : papier, numérique et audio. Mais les bibliothèques sont aussi, par exemple, des lieux où les gens qui ne disposeraient pas d’un ordinateur, qui n’auraient pas de liaison internet, peuvent aller en ligne sans rien débourser : une énorme importance, alors que les moyens de trouver des emplois, de se porter candidat à des emplois ou à des aides, migrent en ligne de façon de plus en plus exclusive. Les bibliothécaires peuvent aider ces gens à surfer dans ce monde-là.
Je ne crois pas que tous les livres vont ou doivent migrer sur écran ; comme me la fait un jour remarquer Douglas Adams, plus de vingt ans avant l’apparition du Kindle, le livre physique est comparable au requin. Les requins sont anciens : il y avait des requins dans l’océan avant les dino-
saures. Et la raison pour laquelle les requins existent encore, c’est qu’ils sont de meilleurs requins que n’importe quoi d’autre. Les livres physiques sont solides, difficiles à détruire, ils résistent aux bains, fonctionnent à la lumière solaire et sont agréables en main : ils excellent à être des livres, et ils existeront toujours. Leur place est dans les bibliothèques, en même temps que celles-ci sont déjà devenues des lieux où on peut accéder aux e-books, aux livres audio, aux DVD et aux contenus en ligne. Une bibliothèque est un entrepôt d’informations, et un lieu qui fournit à tous les citoyens une égalité d’accès à ces informations. Y compris aux informations sur la santé. Et aux informations sur la santé mentale. C’est un espace communautaire. C’est un abri, un refuge face au monde. C’est un lieu où on trouve des bibliothécaires. À quoi ressembleront les bibliothèques du futur, voilà ce que nous devrions dès à présent imaginer.
L’instruction est plus importante qu’elle ne l’a jamais été, en ce monde de textos et de mails, un monde d’information écrite. Nous avons besoin de savoir lire et écrire, nous avons besoin d’avoir des citoyens du globe capables de lire sans inconfort, d’appréhender ce qu’ils lisent, d’en com-
prendre les nuances et de se faire comprendre en retour. Les bibliothèques sont en réalité des portes sur l’avenir. Aussi est-il regrettable que, partout dans le monde, nous voyions des autorités locales saisir toutes les occasions de fermer les bibliothèques comme un moyen facile d’économiser de l’argent, sans s’apercevoir qu’ils volent l’avenir pour payer le présent. Ils closent des portes qui devraient rester ouvertes.
Selon une étude récente de l’Organisation de Coopération et de Développement économique, l’Angleterre est « le seul pays où le groupe d’âge le plus élevé a plus de facilités tant en lecture qu’en calcul que le groupe le plus jeune, une fois pris en compte d’autres facteurs tels que le sexe, les origines socio-économiques et le type d’emploi ». Ou, pour l’exprimer autrement, nos enfants et nos petits- enfants lisent et comptent moins bien que nous. Ils sont moins capables de naviguer dans le monde, de le comprendre pour résoudre des problèmes. On peut plus facilement leur mentir et les tromper, ils seront moins capables de changer le monde dans lequel ils se retrouvent, moins employables. Tout cela à la fois. En tant que pays, l’Angleterre passera derrière d’autres nations développées, faute d’une force de travail spécialisée. Les politiciens pourront blâmer le parti d’en face pour ces résultats, la vérité, c’est que nous devons apprendre à nos enfants à lire et à aimer
lire.Nous avons besoin de bibliothèques. Nous avons besoin de livres. Nous avons besoin de citoyens instruits.
Je me fiche – je ne crois pas que ce soit important – que ces livres soient sur papier ou numériques, qu’on lise sur un rouleau ou qu’on fasse défiler un écran. C’est le contenu qui compte. Un livre est aussi son contenu, et ça, c’est important. Les livres sont notre façon de communiquer avec les morts. Notre façon d’apprendre des leçons de ceux qui ne sont plus avec nous, la façon dont l’humanité elle-même s’est édifiée, a progressé, a rendu le savoir graduellement plus important, plutôt que d’en faire quelque chose qu’on doive sans cesse réapprendre. Il existe des histoires plus anciennes que la plupart des pays, des histoires qui ont depuis longtemps survécu aux cultures et aux édifices où on les a racontées pour la première fois.
Je crois que nous avons des responsabilités envers l’avenir. Des responsabilités et des obligations envers les enfants, envers les adultes que ces enfants deviendront, envers le monde dont ils se retrouveront les habitants. Nous tous – en tant que lecteurs, qu’écrivains, que citoyens : nous
avons des obligations. Je me suis dit que j’allais essayer d’en énoncer quelques-unes ici.

Je crois que nous avons obligation de lire par plaisir, en tous lieux, publics et privés. Si nous lisons par plaisir, si d’autres nous voient lisant, alors nous apprenons, alors nous exerçons nos imaginations. Nous montrons aux autres que lire est une bonne chose.

Nous avons obligation de soutenir les bibliothèques. D’utiliser les bibliothèques, d’encourager les autres à les utiliser, de manifester contre leur fermeture. Si vous n’attachez pas de prix aux bibliothèques, alors vous n’en attachez ni à l’information, ni à la culture, ni à la sagesse. Vous réduisez au silence les voix du passé et vous nuisez à l’avenir.
Nous avons obligation de faire la lecture à haute voix à nos enfants. De leur lire des choses qui leur plairont. De leur lire des histoires dont nous sommes déjà lassés. De jouer les voix pour les rendre intéressantes, et de ne pas cesser de leur faire la lecture juste parce qu’ils ont appris à lire. Utilisez le moment de la lecture à voix haute comme un moment d’intimité, un moment où l’on ne regarde pas son téléphone, où l’on met de côté les distractions du monde.
Nous avons une obligation d’employer le langage. De nous astreindre : de découvrir ce que les mots signifient et comment les déployer, de communiquer de façon claire, pour dire ce que nous voulons dire. Nous ne devons pas chercher à figer le langage, ou à le faire passer pour une chose morte qu’on doit révérer ; nous devrions l’employer comme une créature vivante, fluctuante, qui emprunte des mots, qui permet aux sens et aux prononciations d’évoluer avec le temps.
Nous autres écrivains – et les écrivains pour enfants en particulier, mais tous les écrivains – nous avons une obligation envers nos lecteurs : l’obligation d’écrire des choses vraies, particulièrement importante lorsque nous créons des histoires de gens qui n’existent pas dans des lieux qui n’ont
jamais existé, de comprendre que la vérité n’est pas dans ce qui se passe, mais dans ce que cela nous raconte sur qui nous sommes. La fiction est ce mensonge qui dit la vérité, après tout. Nous avons l’obligation de ne pas ennuyer nos lecteurs, et de leur communiquer le besoin de tourner les
pages. Un des meilleurs remèdes pour un lecteur réticent, au fond, est de lui donner une histoire qu’il ne peut s’empêcher de lire. Et si nous devons raconter à nos lecteurs des choses vraies, leur fournir des armes et une armure et leur transmettre la sagesse que nous avons pu glaner de notre
bref séjour dans ce vert monde, nous avons l’obligation de ne pas prêcher, de ne pas donner de leçons, de ne pas faire avaler de force à nos lecteurs des morales et des messages prédigérés, comme les oiseaux adultes qui nourrissent leurs oisillons de vers pré-mastiqués, et nous avons l’obligation
de ne jamais, au grand jamais, en aucune circonstance, écrire pour les enfants quoi que ce soit que nous n’aurions pas envie de lire nous-mêmes.
Nous avons l’obligation de comprendre et de reconnaître qu’en tant qu’écrivains pour enfants nous accomplissons un travail important, parce que, si nous ne le remplissons pas correctement et que nous écrivons des livres ennuyeux qui détournent les enfants de la lecture et des livres, nous
amoindrissons notre avenir et diminuons le leur.
Nous tous – adultes et enfants, écrivains et lecteurs –, nous avons l’obligation de rêver. Une obligation d’imaginer. Il est facile de se conduire comme si personne ne pouvait rien changer, comme si nous étions dans un monde où la société est énorme et l’individu moins que rien ; un atome dans un mur, un grain de riz dans un champ. Mais la vérité, c’est que les individus changent sans cesse leur monde, les individus fabriquent l’avenir, et ils le font en imaginant que les choses peuvent être différentes. Regardez autour de vous. Je suis sérieux : arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous la salle où vous vous trouvez. Je vais vous signaler un détail tellement évident qu’on tend à l’oublier. Le voici : c’est que tout ce que vous pouvez voir, murs compris, a, à un moment donné, été imaginé. Quelqu’un a décidé qu’il était plus facile de s’asseoir sur une chaise que par terre et a imaginé la chaise. Quelqu’un a dû imaginer un moyen grâce auquel je vous parle, à Londres en ce moment, sans que personne ne se fasse tremper par la pluie. Cette salle et les objets qu’elle contient, et tout ce que ce bâtiment contient d’autre, cette ville, existent parce que, encore et encore et toujours, des gens ont imaginé des choses. Ils ont rêvassé, ils ont médité, ils ont fabriqué des choses qui ne fonctionnaient pas tout à fait, ils ont décrit des choses qui n’existaient pas encore à des gens qui ont ri d’eux. Et puis, avec le temps, ils ont réussi. Tous, mouvements politiques ou mouvements personnels, ont commencé avec des gens qui imaginaient une autre façon d’exister.
Nous avons une obligation de rendre belles les choses. De ne pas laisser le monde plus laid que nous l’avons trouvé, de ne pas vider les océans, de ne pas abandonner nos problèmes à la génération suivante. Nous avons une obligation de nettoyer ce que nous avons sali, de ne pas transmettre à nos enfants un monde que, faute de vision à long terme, nous avons gâché, dépouillé et mutilé.
Nous avons une obligation de dire à nos politiciens ce que nous voulons, de voter contre les politiciens, quel que soit leur parti, qui ne comprennent pas l’intérêt de la lecture pour créer des citoyens de qualité, qui ne veulent pas agir pour préserver et protéger le savoir et encourager l’ins-
truction. Ce n’est pas une affaire de politique politicienne. C’est une question de simple humanité.
On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées. » Il comprenait la valeur de la lecture, et de l’imagination. J’espère que nous pourrons donner à nos enfants un monde dans lequel on leur fera la lecture, où ils liront, imagineront et comprendront.
Merci de votre attention. »
Chroniques

Chronique

entre deux feux imageEntre deux feux, tome 1: Les chuchoteurs
Tiffany Schneuwly
Anyway Editions
Collection Imaginaire
Anges, Fantastique
Février 2016

Résumé: 
Alors que depuis quelques semaines Eurielle a d’étranges visions où elle aperçoit des créatures vêtues de façon inattendue, celle-ci décède brusquement. Passé le choc de l’éloignement vis-à-vis de ses proches, la jeune fille découvre une nouvelle facette de sa personnalité, éloignée de sa condition humaine. Car les humains ignorent qu’au dessus d’eux existe un univers peuplé d’anges, destinés à les influencer dans leurs prises de décisions. Et si ses anges blancs et noirs ont pour volonté d’aider les humains en détresse, certains d’entre eux sont loin d’avoir un comportement estimable. Imbus de pouvoir et de reconnaissance, ces adeptes du mal tentent de semer le chaos…  Continue Reading

Chroniques

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une simple histoire de chance imageUne simple histoire de chance 
Laure Allard d’Adesky
22 Mars 2016
Anyway Editions
Collection Obsessions
Comédie, Romance
174 pages

Résumé: 
Comment survivre et avoir confiance en soi alors que l’on enchaîne bourde et catastrophes en tout genre? Avec beaucoup d’humour et une touche d’auto-dérision.
L’auto-dérision, c’est la meilleure arme d’Anaïs Cerf, véritable maladroite et empotée. Pourtant, celle-ci ne perd pas espoir grâce à sa bande d’amies délurées, toujours enjouées et pleines d’idées pour lui remonter le moral. D’ailleurs leur traditionnelle soirée Girl Power de la Saint Valentin approche à grands pas… En tant qu’éternelle célibataire, Anaïs adore ce rendez-vous annuel! Pourtant, cette année, la providence semble se ranger de son côté. Et la jeune femme ne croit pas à sa chance…

<< Je rentre chez moi épuisée, mais satisfaite de ne pas avoir fait de gaffes. (Au moment où j’ai voulu payer mes courses, le réseau des terminaux portatifs pour cartes du supermarché a grillé, mais ce n’est pas bien grave: il m’a suffi de faire un chèque.) >>  Continue Reading

Chroniques

Chronique

les outrepasseurs tome 1 imageLes Outrepasseurs, tome 1: Les héritiers 
Cindy Van Wilder 
Février 2014
Gulf Stream
Fantastique
Fées
347 Pages

Résumé:
Au coeur de Londres, Peter réussit à réchapper d’une attaque surprise. Il découvre alors qu’il est le descendant d’une noble lignée, nommée les Outrepasseurs. Depuis plus de huit siècles, ceux-ci tentent de contrer les offensives de leurs ennemis, les fés. Mais pour comprendre la lutte qu’il va devoir mener, celui-ci n’a d’autre choix que de se soumettre à la volonté du terrifiant Noble avec d’autres de ses camarades. Ainsi, ils se retrouvent plongés dans une série de flash-black dans le tumulte du Moyen-Age. Mais le danger est omniprésent, et la magie tentatrice…  Continue Reading

Mes écrits

Cristal
Cristallisation

La brise est glacée, s’engouffre à travers le frêle espace qui subsiste entre la chaleur de mes vêtements et les poils hérissés de ma peau. J’abaisse les yeux, observe un moment le mouvement de mes pieds qui se posent l’un devant l’autre, sans hésitation, sans vacillement. Le périple est loin d’être fini. Je secoue négligemment la tête pour ébouriffer mes cheveux et me mord la lèvre devant le spectacle qui s’étend à perte de vue. Le soleil disparait depuis de longues minutes déjà, se réverbérant en milliards de zébrures sur la glace.

Je frissonne. Je sens sa main effleurer mon dos, appel silencieux à poursuivre ma route. Le glacier à ma gauche m’éblouit, et je souris malgré moi dans cette contrée désertique. Il aperçoit mon mouvement, dégage ma joue des cheveux qui l’empêchait de me regarder pleinement. Son doigt glisse sur les fendillements de mes lèvres, rencontre le contact de ma langue. Je relève le visage avec lenteur, referme les paupières. Il me prend la main, et j’ouvre la bouche malgré moi lorsque je découvre le ciel étoilé qui s’étale à l’infini au dessus de moi.

Des milliards de tâches lumineuses, qui éclairent la planète et guident le voyageur perdu dans l’obscurité de la nuit. Je me recule peu à peu, le souffle court, ne sachant vers où tourner mon visage pour m’imprégner de la carte du ciel. Alors, je me mets à tourner sur moi même à en perdre la tête. Les étoiles se brouillent, s’entremêlent pour ne devenir que de longs filets lumineux qui dansent loin au dessus de moi, loin au dessus de la glace, loin au dessus de l’Antarctique entier.

Quand je rencontre à nouveau son visage, j’aperçois le crépitement de flammes loin derrière la noirceur de ses pupilles. Je réduit la distance séparant nos deux organismes, approche ma main de sa joue. Elle retombe mollement à côté de mon buste. Ignorant l’absence de contact de nos corps, nos lèvres se joignent, se mordent, se déchirent. La braise gagne nos pommettes, la fumée gazéifie notre respiration et nous peinons à calmer l’impétuosité qui maintient nos deux êtres. Autour de nous, la glace cristallise cet instant de solitude raté.

C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 14 Mars 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

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Chroniques

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la loi du dome imageLa loi du dôme, tome 1
Sarah Crossan
Janvier 2016
Bayard Editions
Dystopie
437 Pages

Résumé:
Les hommes ont surexploités la planète, qui est devenue invivable. Après une déforestation massive, l’oxygène s’est raréfié, provoquant une hécatombe mondiale. Les rares survivants se sont regroupés sous un dôme protecteur, où une nouvelle organisation totalitaire s’est mise en place. Ce nouvel ordre dirigé par la société Respirer Inc., entend diviser les citoyens en contrôlant la quantité d’air respirée par chaque individu. Mais seuls les Premiums, l’élite de la société, ont réellement accès à une quantité d’air convenable, tandis que les Auxiliaires tentent par tous les moyens de survivre au jour le jour.
Mais au sein de la bulle de verre, une société s’organise peu à peu pour contrer l’entreprise dominante. Mais Alina, membre de la résistance intérieure, échoue dans sa mission et se voit forcée  de quitter l’enceinte du dôme. A la frontière, elle rencontre Quinn et Bea et les supplie de lui venir en aide. Seulement, à l’extérieur, le périple ne ressemblera en rien à ce qui était prévu…

<< – Avant, ils ne voulaient pas se battre… 
– C’est parce qu’ils n’avaient rien qui vaille le coup de se battre. Jusqu’à maintenant. >> 
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Chroniques, Coups de coeur

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tout plutôt qu'être moi imageTout plutôt qu’être moi
Ned Vizzini 
Editions La Belle Colère
Romain contemporain, Inspiré de faits réels
Dépression, Suicide, Hôpital psychiatrique
397 pages

Résumé:
Craig travaille depuis quelques années pour réussir le concours d’entrée d’une prépa d’excellence. Chaque jour, il s’entraîne plusieurs heures durant pour être le meilleur durant cette épreuve. Si le jour où il est reçu dans cette école est le plus beau de sa vie, la suite n’est qu’une lente descente aux enfers.
Car dans un environnement où la compétition est constante, la drogue omniprésente et la pression insupportable, le jeune homme ne trouve plus ses repères. Assailli par des tentacules qui l’empêchent de garder la tête hors de l’eau,  Craig s’enfonce, peu à peu, dans le terrible cercle vicieux de la dépression.
Une nuit, Craig décide d’affronter ses démons. Au lieu de se jeter du pont de Brooklyn, il téléphone à SOS Suicide et atterrit à Nord Six, le service psychiatrique de l’hôpital. Mais si ce cours séjour était inattendu, il pourrait bien lui sauver la vie.

 << – Comment vous en êtes-vous sorti ? », ai-je demandé d’un ton suppliant.
Il grimaça. 
– De la même façon que toi tu vas t’en sortir. Tout seul. 
Sérieux ? C’était quoi cette réponse ? Je l’ai regardé avec un air de reproche. J’était venu pour demander de l’aide, pas pour résoudre mon problème tout seul; sinon j’aurais profité du temps nécessaire à mon introspection pour visiter le Mexique en bus. >> 
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Top Ten Tuesday

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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blogue de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce cinquième top ten tuesday de l’année 2016 pour vous présenter les 10 lectures que j’ai envie de lire mais pour lesquelles j’ai peur d’être déçue. Pour ce nouveau thème, j’ai eu besoin de parcourir ma pile à lire et ma wish-list mais aussi d’autres blogs… Mais finalement, je trouve cette liste plutôt fidèle au thème!

Cette semaine le thème est: Les 10 lectures que j’ai envie de lire mais pour lesquelles j’ai peur d’être déçue  Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 07 Mars 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

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Chroniques

Chronique
une rencontre inattendue imageUne rencontre inattendue 

Mallika R.
08 Mars 2016
Anyway Editions
Collection Existentielle
Littérature sentimentale, New Adult
236 pages

Résumé:
Sur le campus d’Harvard, les étudiants ne prêtent plus attention au ballet des visages incessants. Pourtant, Nick ne peut s’empêcher de regarder la jolie Samantha, inaccessible pour un jeune homme de sa condition. Descendant d’une famille latino, celui-ci travaille dans un garage pour financer son appartement tandis que la jeune femme fréquente la haute société et dirige la confrérie des Kappa Kappa Gamma à l’université.
Novices dans les histoires de coeur, les étudiants découvriront vite que les sentiments ignorent les différences de condition et que la stabilité peut être difficile à atteindre. Parce que, si leur romance est compliquée, d’autres facteurs étrangers tentent de fragiliser leur couple…
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Je suis ravie de vous retrouver pour un nouveau billet tag puisque l’adorable Laura – Laurapassage –  m’a mentionnée dans son article Dragon’s Loyalty Award. Cet award a pour objectif de récompenser les membres de votre communauté qui commentent le plus vos posts, qu’ils soient blogueurs ou tout simplement visiteurs. Pour cet article, je dois donc vous présenter les six commentateurs qui méritent cette récompense puis vous présenter sept informations sur moi.

Il y a cinq mois, j’avais déjà écrit un article similaire vous présentant des informations insolites sur moi, je vous invite donc à le re-découvrir en cliquant par ici. Je vous présente donc sept nouvelles informations hétéroclites! Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 29 Février 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

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Chroniques

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nous les menteurs imageNous les Menteurs 
E.Lockhart
2015
Gallimard Jeunesse
Drame

Résumé:
Comment trouver sa place lorsque l’on est le descendant de l’une des familles plus riches et les plus reconnues du pays? Cadence n’existe réellement qu’en compagnie de sa bande, nommée insolemment Les Menteurs.
Les Menteurs, c’est une équipe joyeuse qui se retrouve chaque été sur l’île privative de Beechwood, au large de Cap Code. Il y a bien entendu ses cousins, Mirren et Johnny mais surtout le ténébreux Gat à qui elle ne peut résister. Chaque été est un mirage, un havre de bonheur et de complicité qui les lies à jamais.
Mais alors que les vacances touchent à leur fin, la jeune fille se réveille dans l’étroitesse d’une chambre d’hôpital. Victime de violentes migraines suite à un traumatisme crânien, Cadence tente de se remémorer sa dernière nuit à Beechwood. Après deux années d’amnésie et de souffrance, la jeune fille peut enfin regagner l’île. Mais ce retour parmi les siens lui permettra t’il de comprendre l’accident qui hante ses proches?

« Pas de vagues, m’a-t-elle recommandé. Ne rappelle pas aux gens ce qu’ils ont perdu. 
– Tu comprends, Cady ? Le silence est un vernis protecteur contre la douleur. » Continue Reading

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Je suis ravie de vous retrouver grâce à ma copine Marine’s books qui m’a mentionnée pour le Book Fangirling Award que vous pouvez retrouver sur son blog tout d’abord en anglais puis en français. Je suis très touchée que Marine ait pensé à moi et je lui fait mille baisers!
Pour cet article, je dois donc répondre aux questions posées sur son billet, citer cinq à dix blogueurs qui selon moi mérite cette récompense et leur poser à mon tour cinq questions. Continue Reading

Top Ten Tuesday

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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blogue de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce quatrième top ten tuesday de l’année 2016 pour vous présenter les 10 films que j’ai préféré aux livres. Pour ce nouveau thème, il m’a fallu quelques instants de réflexion puisque comme bon nombre de lecteurs je préfère de loin imaginer les aventures de mes héros plutôt que de les voir, mais quelques films ont réussi à s’imposer loin devant leur écrit dans mon coeur…

Cette semaine le thème est: Les 10 films que j’ai préféré aux livres  Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 22 Février 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

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Chroniques

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Les fiancés de l'hiver imageLe Passe-Miroir, Livre 1: Les fiancés de l’Hiver
Christelle Dabos
2013
Gallimard Jeunesse
Fantasy
Prix: Gagnant du concours premier roman jeunesse 2013
518 pages

Résumé:
Dans un univers méconnu, Ophélie est passionnée, discrète et maladroite. Conservatrice de musée, la jeune femme possède un don particulier: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs.  Mais son quotidien est bouleversée lorsque celle-ci est contrainte de quitter l’arche d’Anima pour épouser le mystérieux Thorn, homme puissant originaire du clan des Dragons. Arrivée à la Citacielle, Ophélie se retrouve confrontée à une société hiérarchisée et à de lourds complots. L’étrangère parviendra t’elle à intégrer les codes de la capitale et à déjouer les tentatives de meurtres qui gravitent autour d’elle?

<< Mais son regard, lui, ne redeviendrait jamais comme avant. A force de voir des illusions, il avait perdu les siennes et c’était très bien comme ça. Quand les illusions disparaissent, seule demeure la vérité. >> 
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l'oeil de chaac imageL’oeil de Chaac
Emma Lanero 
18 Février 2016
Collection Electrogène
Gulf Stream Editeur
Fantastique, Aventure, Prophétie
336 pages

Résumé:
Etes vous certain de réellement connaître le secret de l’extinction de la civilisation maya?
Le professeur Davis cache depuis de longues années sa découverte. La disparition de cette civilisation est en réalité une punition des dieux, qui en envoyant sur Terre une sphère mystérieuse, ont provoqué des cataclysmes terribles.
En 2005, Keith, ancien délinquant exilé au Vénézuela, se lance dans une expédition périlleuse pour protéger l’occulte sphère maya des mains d’un vieux collectionneur ignorant les dégâts qu’un tel corps magique pourrait avoir sur l’humanité. Durant son parcours, il est accompagné de la fougueuse Kaya et protégé par un ancien chamane. Mais pour réussir dans cette quête initiatique, le jeune homme devra se laisser guider par les forces mystiques…  Continue Reading

C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 15 Février 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

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C'est lundi que lisez-vous?

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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 25 Janvier 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
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ne regarde pas image Expérience Noa Torson, tome 2: Ne regarde pas
Michelle Gagnon
20 Août 2015
Nathan
Thriller

Résumé:
Noa ne tente plus de semer ses poursuivants mais engage un combat acharné contre les dirigeants de Pike & Dolan. Aux côtés d’autres rescapés, elle s’engage dans une lutte féroce sur le territoire américain pour mettre un terme au sinistre Projet Perséphone dont elle a réchappé. Leur mission? Empêcher les scientifiques de dénicher de nouveaux cobayes.
Peter, de retour dans son appartement à Boston participe aux opérations depuis son ordinateur où il utilise ses aptitudes d’hacker pour pénétrer dans le système de l’organisation.
Mais un groupuscule d’adolescent peut il faire face à un complot d’envergure nationale? Le danger est imminent.   Continue Reading

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les décharnés imageLes décharnés, une lueur au crépuscule 
Paul Clément 
2015
Roman apocalyptique, Horreur
286 pages
Disponible sur Amazon 

Résumé:
Par une après-midi ensoleillée où un agriculteur provençal décide de reposer sa cheville blessée, le monde tourne au chaos. Sous les yeux ébahis du vieux Patrick, des blessés sur l’autoroute se transforment en créatures macabres et ne tardent pas à traquer les êtres humains autour d’eux. En quelques minutes, la maison du vieil homme est assiégé par une horde de morts vivants affamés. Mais dans la tourmente, le grand-père parvient à sauver une petite fille effrayée. Cette rencontre marque le début d’une longue agonie dans une campagne en proie aux zombies…

<< La horde, lente mais déterminée, continuait à gagner du terrain à quelques dizaines de mètres, dans une scène de course poursuite dont le cinéma n’aurait jamais voulu. Les zombies avançaient péniblement tels des pantins désarticulés tandis que le héros, un vieillard au ventre proéminent, fonçait sur son bolide à quarante kilomètres-heure. James Bond en serait mort hilare. >>  Continue Reading

Chroniques

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l'antichambre des souvenirs imageL’antichambre des souvenirs
Iman Eyitayo
25 Février 2015
E.P.S.
Romain contemporain, drame
184 pages

Résumé:
Dana ne peut feindre l’étonnement lorsqu’elle apprend sa grossesse, après quatre années difficiles à vivre en s’imaginant définitivement stérile. Ravie, la jeune femme appelle son compagnon pour lui annoncer l’heureuse nouvelle…et se fait percuter par un poids lourd. Dans les limbes du coma, Dana se retrouve confrontée à cinq portes blanches qui lui ouvre l’accès à certains moments clés de son existence: L’antichambre des souvenirs. Confrontée à son passé et à elle-même, l’infirme n’a d’autre choix que de revivre son existence pour vivre ou pour mourir.
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Top Ten Tuesday

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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blogue de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce troisième top ten tuesday de l’année 2016 pour vous présenter les 10 romans à lire avant de mourir. Pour ce nouveau thème, il m’a suffit de cinq minutes plongée dans la contemplation de mes classiques pour rédiger cet article. J’espère qu’il vous donnera des idées de lectures, car << les 10 romans à lire avant de mourir >> que je vous présente ont tous marqué mon existence et sont tous des coups de coeur!

Cette semaine le thème est: Les 10 romans à lire avant de mourir 
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Hi! Je vous retrouve avec un rendez-vous que j’apprécie beaucoup, l’article C’est lundi, que lisez-vous ? pour l’édition du 18 Janvier 2016. Ce rendez-vous, géré par Galleane consiste à répondre à trois questions dans un article que vous retrouverez chaque lundi:

– Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Que suis-je en train de lire en ce moment ?
– Que vais-je lire ensuite ?

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Chroniques

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le parfum patrick suskind imageLe Parfum
Patrick Süskind
1985
Fayard
Roman
307 pages

Résumé: 
Au coeur du désordre Parisien du dix-huitième siècle voit le jour l’abominable Jean-Baptiste Grenouille. Traumatisé par une enfance versatile, Grenouille subit le rejet constant des visages qu’il croise au fil des années et se réfugie dans un royaume de son invention, celui des senteurs.
Fasciné par les essences que dégage la cité, le jeune garçon a d’ailleurs un don terrible: un nez surdéveloppé doublée d’une passion dévorante. Le monstre se promet alors de devenir l’incarnation du dieu le plus puissant de l’univers: le plus grand parfumeur de l’histoire de l’humanité. Car Jean-Baptiste avait l’intime conviction que, << Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes >>. 

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Top Ten Tuesday

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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blogue de Frogzine.

Je suis enchantée de vous retrouver pour ce second top ten tuesday de l’année 2016 pour vous présenter les 10 livres dont la fin m’a laissé bouche-bée. Les titres me sont venus naturellement les uns après les autres, car les romans que je vais vous présenter ont tous une fin particulière, qu’elle qu’en soit la raison. Je vous recommande vivement de découvrir les 10 livres dont la fin m’a laissé bouche-bée si vous ne les avez pas encore lus car ceux-ci sont tous des gros coup de coeur, même si certains remontent à mes années collège!

Cette semaine le thème est: Les 10 livres dont la fin m’a laissé bouche-bée

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