Chroniques

Je suis ton soleil de Marie Pavlenko

je suis ton soleil imageJe suis ton soleil 
Marie Pavlenko
08 mars 2017
Flammarion Jeunesse
380 pages
Roman d’apprentissage

Résumé :
Quelques jours après sa rentrée en classe de terminale, Déborah aperçoit son père en compagnie d’une très belle femme. Belle certes, mais qui n’est en rien la maman de Déborah. Dévastée par la tromperie de son père, la lycéenne hésite sur la marche à suivre : doit-elle révéler la vérité à sa maman déjà psychologiquement fragile ou prendre le risque de la décevoir en lui dissimulant la vérité ? En prime, Déborah souffre de l’éloignement de sa meilleure amie et reçoit ses premiers résultats scolaires, plus désastreux les uns que les autres. L’année de terminale paraît alors bien longue mais pourrait se révéler… pleine de surprises !

« Je suis sur un bateau magique en partance pour l’âge adulte, je vogue, évite les creux, les rafales, surfe sur les vagues monstrueuses, m’apprête à affronter la pleine mer, et j’espère très fort que le vent du large me portera là où je veux aller, même si ma destination reste à ce jour indéfinie. » 

Impressions :
Je suis ton soleil est un roman que j’ai débuté sans rien ne connaître d’autre que son titre et le nom de son auteur. Je tiens donc du fond du coeur à remercier les éditions Flammarion Jeunesse, car je n’ai pas simplement apprécié Je suis ton soleil, je l’ai dévoré ! Une chose est sûre : je ne cuisinerai plus jamais mes coquillettes de la même façon !

Marie Pavlenko a une écriture incroyablement directe, capable de provoquer le rire mais aussi de sensibiliser.  Je suis ton soleil conduit le lecteur à expérimenter une palette d’émotions, qu’il partage en particulier avec Déborah, l’héroïne.

Déborah est une jeune fille altruiste et incroyablement déterminée. C’est un personnage qui se révèle et s’émancipe tout au long de l’histoire : le lecteur est heureux d’assister à son évolution, de la voir grandir pour finalement s’épanouir. J’ai beaucoup apprécié sa simplicité mais plus que tout son courage.

C’est une héroïne que l’enfant peut facilement prendre pour modèle, qui se distingue d’autres protagonistes pour sa crédibilité. Ce qui selon moi la rend appréciable, ce sont bien entendu ses qualités mais également ses défauts, ses craintes et surtout, ses moments de faiblesse.

Pourtant, le personnage qui a le plus retenu mon attention se prénomme Gertrude et celle-ci n’est en rien humaine. Jamal, l’un des deux camarades de Déborah, est en effet passionné par les mygales et en possède une, à savoir la charmante Gertrude. Tiré par les cheveux ? Grotesque ? Un peu des deux, mais à mourir de rire (ou de peur si vous êtes comme moi arachnophobes) !

Les nombreuses situations cocasses que vivent les personnages permettent au lecteur de ne pas s’ennuyer : les rebondissements sont nombreux et les touches d’humour omniprésentes. Je suis ton soleil propose un véritable moment de détente, idéal pour les collégiens et lycéens en quête d’un roman d’apprentissage novateur.

Marie Pavlenko détaille d’ailleurs le quotidien des adolescents français. Elle décrit avec exactitude le système scolaire et la pression que certains enseignants infligent aux étudiants dès le début de l’année de terminale. Ayant passé mon baccalauréat l’année dernière, je me suis clairement identifiée à Déborah et à l’appréhension qu’elle exprime ou du moins ressent à plusieurs reprises. Les nombreuses références au programme d’histoire-géographie m’ont d’ailleurs volé maintes fois des sourires !

Les thématiques abordées dans cet ouvrage peuvent paraître conventionnelles mais n’en restent pas moins délicates. Marie Pavlenko expose certaines préoccupations classiques de l’adolescence : les relations parents-enfant qui bien souvent se détériorent, les difficultés scolaires mais également des thématiques plus sensibles, comme l’orientation sexuelle, l’adultère ou la dépression.

Je suis ton soleil est un livre lumineux, frais et incroyablement optimiste : en somme, une oeuvre à lire absolument ! 

« Je vais finir vieille fille. Sur ma tombe, on lira : Ci-gît Déborah, la fille qui aimait les grenouilles. Las, aucune n’eut la décence de se transformer en prince charmant. »

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