Chroniques

Le théorème des Katherine – John Green

Chronique

le théorème des KatherineLe théorème des Katherine
John Green   
2006
Nathan
Road-Trip
280 pages

Résumé:
Colin est un américain surdoué qui vient d’obtenir son baccalauréat. Sa particularité ? Celui-ci est tombé dix-neuf fois amoureux. Pas beaucoup direz-vous ? Pas tant que ça, mais toutes se prénommaient K-a-t-h-e-r-i-n-e. Et comme à chaque fois, Katherine est partie. Déboussolé, le jeune homme se morfond auprès de meilleur ami Hassan. S’ensuit une « virée en bagnole » perdue dans les paysages du Kentucky pour retrouver goût à la vie et sortir de ses amours miséreux à répétition. Un voyage dérangeant, bordé de rencontres étranges par deux loosers en quête de sensations.

<< On peut aimer quelqu’un de toutes ses forces, se dit-il. Mais le manque sera toujours plus fort que cet amour. >> 

Impressions:
Autant le clamer haut et fort, je suis tout à fait désappointée. Loin de se défaire des stéréotypes concernant les enfants et adolescents précoces, John Green participe activement à leur diffusion, chose que je refuse fermement. Etre un enfant à haut potentiel ne signifie pas et ne se réduit certainement pas à avoir des notes brillantes à l’école et des difficultés à se sociabiliser. Si l’intrigue de départ peut sembler originale, celle-ci n’est absolument pas développée et l’ennui gagne le lecteur très rapidement. Seules les quelques dernières pages du roman marquent un avancement dans la progression de l’histoire et de l’évolution des personnages. Personnages soit dit en passant peu crédibles, qui indiffèrent ou agacent le lectorat. L’humour largement vanté sur la couverture est quasiment inexistant tant l’enchaînement des actions loufoques déroute. De plus, l’histoire s’appuie grandement sur les recherches de Colin à propos d’un théorème mathématique, qui fait de fréquentes apparitions sous formes de graphiques dans les différents chapitres, accompagné de très nombreuses annotations le plus souvent inutiles, et pénibles à lire. Une tendance mathématique qui m’a personnellement peu convenue, cherchant plutôt un moyen d’évasion et de réflexion dans la lecture plutôt que de recherche scientifique. Enfin, si l’écriture de John Green se retrouve dans quelques citations remarquables, le point de vue externe éloigne encore une fois le lecteur de toute forme de motivation quant à la poursuite de ce roman. Une très large déception.

<< Conclusion, tout le monde compte – peut-être moins que beaucoup, mais toujours plus que pas du tout >>

8 Comments

  1. Bonnard Eloise

    Personnellement je l’ai lu et, même en étant en spé maths, je trouve que les graphiques sont un peu de trop. Mais j’ai bien aimé l’intrigue, même si elle est basée sur pas mal de stéréotypes, ça m’a plu 🙂

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  2. Je suis rassurée en voyant ta critique ! J’avais l’impression d’être la seule à l’avoir trouvé long et ennuyeux. J’ai d’ailleurs abandonné ce livre et c’est bien l’un des seuls ! Je trouvais que le rythme était trop lent et les personnages fades. L’histoire ne m’a tout simplement pas intéressé !
    J’ai lu deux autres romans de John Green : qui es tu Alaska ? Que j’ai absolument adoré et Nos étoiles contraires que j’ai apprécié sans plus !
    Je suis donc assez mitigé concernant cet auteur 😉

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